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 Par ce que le Yaoi, c'est le bien.

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Anarchy Whammy
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MessageSujet: Re: Par ce que le Yaoi, c'est le bien.   Mar 1 Nov - 13:30

La suite... ? ♥

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MessageSujet: Re: Par ce que le Yaoi, c'est le bien.   Dim 13 Nov - 17:18

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Satoshi Hashimaru
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MessageSujet: Re: Par ce que le Yaoi, c'est le bien.   Sam 31 Déc - 10:02


Le film avait commencé depuis une heure lorsque Draco entendit quelqu'un entrer et s'assoir derrière lui. Il n'y avait que quatre autres personnes dans la salle. Il y avait donc de nombreuses autres places où l'inconnu aurait pu s'assoir et ainsi leur donner un peu plus d'intimité. Il haussa les épaules, refusant de se retourner pour regarder. C'était déjà arrivé une fois que l'un des autres spectateurs ait essayé de le draguer. Draco se demanda paresseusement si ce fameux homme était allé voir son médecin Moldu pour savoir pourquoi il avait eu une soudaine poussée d'hémorroïdes durant la nuit.

Il venait juste de pencher la tête sur un côté pour avoir une meilleure vue sur une double pénétration anal plutôt horrible lorsque la personne derrière lui se pencha en avant et lui murmura : "Qu'est-ce qu'un riche et beau garçon comme vous fait dans un endroit aussi minable ?"

Merde. Potter.

Tournant légèrement la tête, il répondit : "Je prends un bain de culture."

Harry rit doucement et ce son lui fit courir des frissons tout le long du corps. Draco le sentit se pencher sur le dossier de son fauteuil. Son visage devait presque toucher ses cheveux. "Et bien, il est plus qu'évident que tu nages dans quelque chose ici mais je doutes sérieusement que ce soit de la culture."

Draco étira le haut de son corps, faisant rouler ses épaules et touchant par inadvertance un morceau de Harry. "Aurais-tu parlé à ma mère ?" ricana-t-il.

Harry ne répondit pas. A la place, il enjamba la rangée de siège et s'assit juste à côté du Serpentard de façon à le regarder lui et non pas l'écran. Draco ne bougea pas. Il ne voulait pas le regarder et lui laisser voir son inconfort à avoir été surpris en ce lieu. Il allait la jouer cool, même si c'était la dernière chose qu'il ferait.

"Je ne savais pas que tu aimais regarder," dit doucement Harry avec une dose évidente de taquinerie dans la voix.

Draco sourit timidement. "Maintenant tu le sais," répondit-il. Harry rit avec délectation. Le Serpentard l'entendit malgré les grognements et les grondements provenant de la bande sonore du film. "Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de murmurer, Potter. Ce n'est pas comme si tu allais ruiner le dialogue pour le reste du public." Il se sentait nerveux, comme un adolescent soumis à son premier désir hormonal. Sa température avait considérablement augmenté depuis que Harry avait soufflé le long de son cou.

La respiration de Draco était hésitante. Elle se bloqua lorsque Harry plaça sa main sur sa cuisse. Il ne la bougea pas du tout, se contentant de la laisser là, chaude, lourde et pleine de promesses. Il sentit sa verge s'agiter pour la première fois depuis qu'il était entré dans le cinéma. Il leva les yeux vers l'écran et fut assailli par la quantité de chair affichée mais ne la voyant pas vraiment. Lorsqu'il relâcha finalement son souffle, il était tremblant et inégal.

"Tu aimerais que ce soit toi ?" demanda Harry sans trace d'amusement dans la voix.

Draco fronça les sourcils et se tourna pour le regarder. "Quoi ?" répondit-il en contemplant ses yeux rieurs et s'émerveillant de leur expressivité.

"Tu sais, en prendre deux en même temps comme lui," dit Harry doucement. Son expression disait à Draco que s'il le désirait, il pourrait lui arranger ça.

"Oh, non," répondit Draco en secouant la tête. "Une à chaque bout, peut être. Mais pas dans le même trou," grimaça-t-il. Harry le fixa longuement et fit glisser sa main d'un centimètre ou deux vers le haut. En cet instant, l'érection de Draco hurlait silencieusement pour que le Gryffondor la saisisse et s'occupe d'elle.

"D'accord," dit finalement Harry d'un ton où l'on percevait du soulagement. "Je ne suis pas certain d'être capable de te partager de toutes les façons." Draco sourit largement et se retourna vers l'écran, faisant semblant de regarder le film.

"Comment m'as-tu retrouvé ?" demanda-t-il sur le ton de la conversation en se torturant le cerveau pour essayer de comprendre commet il avait bien pu faire tout en maudissant Blaise jusqu'à la centième génération pour avoir révéler ses secrets.

"N'ais pas l'air si surpris," répondit Harry d'un ton léger. "Je t'ai dit que je le ferais."

"Je sais mais comment ?" le pressa Draco.

"Un Sort de Pistage," dit Harry tout en faisant glisser sa main un peu plus haut sur la cuisse du blond jusqu'à ce que ses doigts rencontrent le renflement de son pantalon.

Draco tourna brusquement la tête vers lui. "Tu as lancé un Sortilège de Chasse sur moi ?" demanda-t-il durement.

Harry sourit à peine. "Non. Pas eu besoin." Le Serpentard laissa son mécontentement vis-à-vis de l'attitude de Harry se peindre sur son visage. Cela fonctionna car ce dernier ajouta : "Je suis doué pour trouver les gens. J'ai une sorte de carte interne qui me dit quelle direction suivre. Et c'est simple comme bonjour lorsque la personne que je veux trouver pense à moi." Draco voulut dire quelque chose mais les mots ne sortirent pas. Harry se pencha vers lui. "Tu pensais à moi, Malfoy. Je pouvais le sentir." Draco sentit le chatouillement de la frange de Harry contre sa joue. Il espérait qu'il l'embrasse mais il ne le fit pas. Il se tenait simplement là, exhalant son souffle chaud et le fixant attentivement.

Draco soupira. Harry avait raison. Il avait à peine pensé à autre chose depuis qu'il s'était levé ce matin. "Nous y allons ?" demanda-t-il pendant que Harry faisait courir ses doigts sur sa braguette, laissant des traînées brûlantes sur sa peau.

"Où ?" demanda Harry avec une évidente excitation dans la voix.

"Chez toi ou chez moi. Je m'en fiche," réussit à répondre Draco tout en se cambrant pour accentuer le contact de la main de Harry. Ce dernier finit par saisir son gland et le presser gentiment. Suffisamment fort cependant pour contracter simultanément tous les muscles de son corps.

Harry lécha le lobe de l'oreille de Draco. Ce dernier sentit les dents le mordiller. Il sentit son corps se détendre et il retomba dans son siège. Harry dut prendre cela pour une invitation car il se pencha si loin sur lui qu'il se retrouva presque couché sur lui.

La main du Gryffondor le masturbait fort, pressant la chair à chaque mouvement, à tel point que Draco pensa qu'il allait jouir dans son caleçon. La bouche de Harry sur son oreille puis l'embrassant dans le cou lui procurait des sensations incroyables. Il l'aurait autorisé à le déshabiller, le plier en deux sur le siège de devant et le baiser ici, au vu et au su de tous. Merlin ! Harry pouvait le rendre vraiment dingue !

"Si nous ne partons pas tout de suite," souffla Harry, "je vais te prendre ici et maintenant."

"Je crois que je m'en fous," répondit Draco d'une voix cassée.

La main de Harry se dirigea droit vers la ceinture de Draco et la secoua rudement. Ils grognèrent tous deux de frustration devant l'obstacle. Le blond finit par enlever la main du brun pour la défaire et ouvrir son pantalon. Draco ne voyait l'écran que du coin de l'œil et cela ne faisait qu'ajouter à son plaisir.

Alors que la main de Harry saisissait Draco à travers son caleçon, la vibration d'un téléphone portable interrompit leur jeu. "BORDEL !" s'exclama l'ex Gryffondor en retirant sa main pour se la passer dans les cheveux de frustration.

"Ne t'arrêtes pas," le supplia Draco en regardant Harry sortir le petit téléphone de sa poche.

Son cœur saigna lorsqu'il vit l'expression sur le visage de Harry et entendit des bouts de conversation qui lui indiquèrent que Harry allait partir aussi vite qu'il était venu.

Comme pour confirmer, Harry raccrocha et laissa échapper un long soupir emplit de tristesse. "Je dois y aller," dit-il doucement.

Draco était totalement anéanti. "Pourquoi ?" cracha-t-il avec colère tout en remettant ses vêtements en ordre avec quelques difficultés tant son excitation était encore grande.

Harry le regarda, le visage plein de détresse. "Hermione a commencé le travail. Elle est en avance de trois mois."

La bouche de Draco format un 'Oh' silencieux. Il lui fit signe qu'il pouvait poursuivre s'il le voulait.

"Ron est un Auror maintenant et il est en mission en se moment car ils ne s'attendaient pas à ça. J'étais à l'hôpital tout l'après-midi avec elle. Je suis venu te rejoindre lorsque Ron est rentré. Elle avait besoin de lui, pas de moi." Harry semblait sur le point de fondre en larmes mais il n'en fit rien. Il n'y avait même pas la trace d'une larme mais son expression reflétait son anxiété. Draco tendit la main et pressa gentiment celle de son amant. Harry poursuivit, "les médico-sorcières ont décidés de déclencher son accouchement car elle a des ennuis. Elle porte des jumeaux et elles ont peur que l'un des deux ne survive pas."

Tandis qu'il observait l'évidente dévastation de Harry à l'évocation des graves problèmes que rencontraient ses amis, Draco ne pu s'empêcher de s'émouvoir et compatir. "Tu devrais y aller," dit-il doucement. "Ils ont besoin de toi là-bas. On pourra se rattraper un autre jour."

Harry acquiesça lentement, avec gratitude. "Désolé," marmonna-t-il.

"Ne le sois pas. Je sais ce que c'est. Pansy a fait trois fausses couches. Ca l'a presque détruite." Il repensa au désespoir de ses amis tandis qu'ils essayaient de fonder une famille et se dit que ce devait être encore plus dur pour les gens issus d'une grande fratrie.

En se levant, Harry se pencha vers lui et l'embrassa sur le front. C'était un simple effleurement des lèvres mais cela représentait tellement pour lui en cet instant. "Si je peux revenir, je le ferais," dit Harry sans vraiment d'espoir dans sa voix.

Draco acquiesça tristement. "Ok."

Harry passa devant lui et Draco se vit tendre la main pour l'arrêter. "Je peux faire quelque chose ?" demanda-t-il un peu nerveusement sachant qu'il faisait cette proposition pour Harry et pas vraiment pour Weasley ou Granger.

Harry lui caressa la joue et lui sourit. "Je ne pense pas mais merci de l'offre. A plus tard."

"Salut," murmura Draco. Il resta un moment assis dans le cinéma, le temps de rassembler ses esprits avant de rentrer chez lui sans le moindre souvenir de ce qui s'était passé dans la seconde moitié du film.

Le blond tourna et vira dans son lit pendant plusieurs heures, ne s'endormant que quelques minutes avant de se réveiller de nouveau. Il ne se souvenait pas d'avoir jamais été aussi frustré sexuellement. Il se dit qu'il pourrait se faire mal en se masturbant s'il n'y prenait pas garde. Il se comporta donc en gentil garçon et garda ses mains loin de toutes tentations. Il occupa ses doigts en déboutonnant et reboutonnant sa chemise de 'nuit' encore et encore, révélant son corps nu à un Harry imaginaire puis se couvrant de nouveau de façon tentatrice. Il était certain que ce petit exercice ne faisait qu'empirer son état mais il avait besoin de faire quelque chose.

Il avait dû finir par s'endormir à un moment donné car il fut durement réveillé par des coups contre sa fenêtre, ceux d'une chouette demandant à entrer. Il repoussa la couverture et fut à la fois excité et déprimé de voir Hedwige perchée sur le rebord, portant un paquet et une lettre. Elle entra et ne daigna pas faire le tour du propriétaire cette fois. Elle l'autorisa à peine à récupérer sa correspondance.

Draco brisa le sceau de cire du parchemin, le déroula et lut.

    Comme tu as dû le remarquer, je n'ai pas pu revenir mais j'espère que tu accepteras ce cadeau à la place.

    Je l'ai fait pour toi il y a quelque jour. Je t'enverrais un hibou demain si je suis rentré de l'hôpital.

    Harry
    PS : Personne ne m'avait jamais offert de fleurs auparavant. Ni de menottes. J'ai adoré tes deux cadeaux, Draco. Ils étaient parfaits.

    PPS : Hermione va bien. Je ne peux pas les quitter. J'espère que tu comprends.


Il leva les yeux vers la grande chouette couleur de neige qui le fixait en retour pendant qu'il prenait le paquet dans une main sans lâcher la lettre. Elle était avec Harry depuis l'école. Draco s'en souvenait maintenant. "Tu devrais passer la nuit dans notre volière, Hedwige," lui dit-il. Elle hulula d'un air contrarié mais ne s'envola pas comme elle aurait pu le faire. "Tu pourras rencontrer Sammael," ajouta-t-il sur le ton de la conversation avant d'appeler Pippin. "Vous deviendrez peut être amis car vous allez bientôt passer beaucoup de temps ensemble si j'arrive à mes fins," lui dit-il.

Uns fois Pippin parti avec Hedwige, Draco s'installa sur son lit. Il retira le papier brun entourant le petit paquet et fut très intrigué de découvrir une petite bouteille en cristal contenant un petit nuage blanc reconnaissable entre tous : c'était un souvenir en bouteille. Draco fit tourner pensivement la fiole entre ses doigts pendant quelques secondes avant qu'une illumination, ou du moins un espoir, s'empare de lui. Son rythme cardiaque montait déjà en flèche tandis qu'il sautait de son lit et sortait sa Pensine de son placard.

Draco s'assit lourdement sur le rebord de son lit en fixant la bouteille. L'une de ses mains touchait le bol de pierre, caressant rêveusement les runes dessinées sur la face externe.

Oh Merlin ! Ca pourrait être n'importe quoi ! J'espère que c'est ce que je pense…

Il fit sauter le bouchon du pouce et regarda le souvenir glisser dans le bol, roulant et s'incurvant sous son propre pouvoir. Sa grâce était fascinante. A moitié couché sur son lit, Draco avala de petites goulées d'air avant de se pencher sur la Pensine.

Au moment où son visage entra en contact avec la surface brumeuse, Draco se laissa aller. Il fut enchanté de se retrouver sur le pas de la porte de la chambre de Harry. Oh oui. Exactement comme prévu jusqu'ici. Harry savait maintenant qu'il était un voyeur mais Draco se demanda ce qu'il penserait du grossissement rapide de sa verge à l'idée de regarder l'une de leurs précédentes activités.

De prime abord, il fut perturbé de voir Harry errer de sa chambre à sa salle de bain, portant des vêtements qu'il n'avait jamais vus auparavant. Il écrasa de suite la sensation de peur qui lui suggérait qu'il allait être aux premières loges pour assister aux ébats de Harry avec quelqu'un d'autre. Potter ne ferait rien d'aussi cruel, n'est-ce pas ?

Le sang de Draco pulsait dans sa gorge. Il s'appuya contre le chambranle de la porte, luttant contre le sentiment d'insécurité qui était en train de l'envahir.

"Je me demande où tu te tiens," lui parvint alors la douce voix de Harry, bloquant l'air dans ses poumons. Il regarda le brun se tourner pour faire face au lit, fixant un endroit où il s'attendait apparemment à ce que le Draco insubstantiel se trouve. "Où peut être es-tu déjà dans mon lit ? Mmmm. J'aime cette idée," continua Harry. Draco le regarda grimper sur les draps et rouler sur le côté en tapotant le matelas près de lui. "Viens ici, Malfoy," ordonna doucement l'ancien Gryffondor, un petit sourire étirant ses lèvres.

Draco traversa la chambre. Il trouvait ça bizarre que Harry ne puisse le voir. C'était déstabilisant de se trouver si près de lui sans pour autant pouvoir le toucher. Il s'installa sur le lit du côté opposé à celui de Harry et se tourna pour le regarder. Ils n'étaient séparés que de quelques centimètres. Draco ne put s'empêcher de tendre la main et d'essayer de le toucher mais il passa au travers, ne rencontrant rien d'autre que du vent.

"Tu sais que c'est ton côté du lit maintenant, n'est-ce pas ?" sourit paresseusement Harry en le regardant avec une telle intensité que Draco eut l'impression qu'il avait trouvé un moyen de le voir. Mon côté, pensa-t-il. J'aimerais autant être couché sur la partie du lit qui est juste sous toi si ça ne te gène pas. Il n'avait aucune raison de parler à voix haute, non ? Il se serait senti idiot de le faire de toute façon.

Harry soupira. "Bien que je préfèrerais passer la plus part de mon temps au-dessus de toi." Un large sourire se peignit sur le visage du brun. Draco ne put s'empêcher de rire à son tour. D'une certaine façon, il était touché par le synchronisme de leurs pensées. "Je suis embarrassé de te dire ça," commença Harry, ses yeux cessant de regarder l'endroit d'où Draco l'observait. "Je n'ai pas changé les draps durant deux jours après ton départ."

Une certaine douleur frappa Draco à la poitrine à cet aveu et il s'émerveilla de la faculté de Harry à être honnête. Il scruta le visage du brun et le vit rougir. Il sut alors ce que cet aveu lui avait coûté. La douleur se transforma en quelque chose de plus chaud.

Harry grogna de frustration et se jeta sur le dos, ses yeux fixant le plafond. Draco regarda les courbes de son visage et tendit une main pour tracer dans l'air les contours de son oreille. Il était agacé de ne pouvoir le toucher. "Comment fais-tu pour sentir aussi bon, Draco ?" demanda Harry dans un murmure.

Lorsqu'il prononça son prénom de cette façon, sans colère ni passion mais avec une insouciante intimité, cela le mit presque en état de choc. Dis le encore, exigea-t-il. Il est magnifique quand c'est toi qui le dis. Il ne ressemble pas à la malédiction qu'il est parfois.

"Je sais que j'ai dit que je te laisserais du temps pour que tu réfléchisses, mais je n'y arrive pas," dit Harry. Il tourna la tête jusqu'à regarder de nouveau dans la direction du blond. Ce dernier s'installa sur le lit de façon à avoir l'impression qu'ils se regardaient vraiment au lieu d'être séparés par l'espace et le temps. "Tu m'intrigues, Draco," sourit l'ex Gryffondor. "Tu me donnes envie de mieux te connaître. Tu m'excites." Je peux t'assurer que la réciproque est vraie, sourit Draco pour lui-même. "Tu me donnes envie de t'attraper et de te garder pour moi," ajouta-t-il. Son regard se fit plus carnassier. Draco se figea complètement. Tu ne me feras jamais de mal, pensa-t-il. Cette certitude qu'il ressentait le surprit mais le réjouit au-delà des mots. Il n'avait jamais imaginé que la sécurité émotionnelle pourrait être aussi importante jusqu'à cet instant.

"Je ne penses pas que tu aurais apprécié une déclaration sentimentale de mon total engouement pour toi," dit Harry calmement. "Mais j'ai pensé que tu apprécierais de voir l'effet que tu me fais," termina-t-il. Je parie que ça ressemble à celui que tu me fais, pensa Draco tout en essayant d'arrêter l'incessant battement de son érection contre sa chemise.

"Tu me fais bander, Draco. Pratiquement en permanence."

Draco déglutit avec difficulté. Son regard descendit le long du corps de Harry jusqu'à ce qu'il s'arrête sur la longueur indéguisable de son érection. Laisse moi te voir, supplia silencieusement Draco. Je veux te voir te toucher en sachant que tu penses à moi. Il regarda les montées et descentes saccadées de la poitrine de Harry. C'était le reflet exact de sa propre excitation. Ils expiraient doucement mais avec un synchronisme parfait.

"J'ai toujours aimé me masturber, Draco, mais le faire sous mon bureau au travail en espérant que personne n'entrera ne me fait plus rire." Ils reniflèrent tous deux à cette assertion. Les propres souvenirs de Draco le firent sourire largement. Il regarda, hypnotisé, Harry se cambrer sur le matelas et faire passer son t-shirt par-dessus sa tête avant de le jeter sur le sol avant de retomber sur le lit. Les yeux de l'ex-préfet s'égarèrent sur le corps de Harry mais son attention était surtout retenue par les quelques centimètres de son érection dépassant de son jeans. Il se lécha les lèvres avant de réaliser qu'il fixait la légère trace d'humidité qui luisait à l'extrémité de la verge du Gryffondor et coulait sur son ventre. Mmm. Si tu étais réellement là, je serais déjà en bas en train de la lécher, grogna Draco pour lui-même.

"Merlin, j'adore l'idée de savoir que tu me regardes faire ça," dit Harry d'une voix légèrement étranglée. Je pourrais te regarder faire ça toute la journée. En fait, je pourrais probablement passer ma journée à te regarder faire n'importe quoi, soupira Draco. Lorsqu'il vit les mains de Harry se diriger vers les boutons de son pantalon, il se mit à saliver abondamment. Le brun défit le premier avec difficulté, obligé qu'il était de pousser son érection sur le côté pour le faire. Lorsqu'il fut ouvert, il tira les deux pans du denim dans des directions opposées, défaisant simultanément tous les autres boutons.

Bordel, il ne porte même pas de caleçon. Draco froissa le bas de sa chemise en la remontant et se saisit de sa propre érection à pleine main. Il lui était totalement impossible de regarder Harry faire ça sans bouger. L'ex Gryffondor avait fait glisser son jean jusqu'à ses chevilles avant de s'en débarrasser complètement pour se retrouver nu et à un bras de distance mais cependant complètement hors d'atteinte de Draco.

"J'ai envie de toi," murmura Harry en se saisissant de sa verge d'une main et en commençant à se masturber. "C'est bon," grogna-t-il après quelques instants. On ressentait pleinement les effets de son activité dans les tremblements de sa voix. Merde ! Bien meilleur qu'il n'y parait. Draco bougeait sa main en rythme avec celle de Harry, ralentissant et accélérant en même temps que lui.

Les yeux de Draco parcoururent Harry avec gourmandise, profitant au maximum de cette formidable opportunité de le regarder sans honte ni restrictions d'aucune sorte. Les jambes du brun étaient à peine écartées. Ses muscles fins étaient tendus et se contractaient au fur et à mesure que le plaisir grandissait en lui. Draco examina avec attention la façon dont Harry se tenait, comment il se masturbait. Sa prise n'avait rien de gentille. Il serrait tellement fort sa hampe que ces doigts s'incrustaient dans sa chair et sa main voyageait sur toute la longueur tandis qu'il accélérait de plus en plus le mouvement. Lorsque le pouce de Harry, tous les trois ou quatre passages, venait courir sur son gland et y étaler ses émanations, Draco faisait de même. Il en grognait de plaisir, souhaitant que Harry puisse lui aussi le voir.

"Tu sais ce qui rendrait cet instant parfait ?" parvint péniblement à dire Harry entre deux soupirs. Draco regardait la peau de Harry couvrir et découvrir son extrémité en se disant, pour au moins la centième fois, à quel point ce gros morceau de chair irait parfaitement dans sa bouche. Il le sucerait si fort que Harry le supplierait de ne jamais arrêter. Il ne le voudrait d'ailleurs pas.

La main du Gryffondor ralentit suffisamment pour lui permettre de parler. La main de Draco ralentit également tandis que Harry tournait la tête pour regarder l'espace qu'il occupait. Son visage était rose vif et il y avait quelques traces de transpirations sur son front. Draco savait que s'il pouvait se pencher en avant et les lécher, elles auraient un gout salé. Dis moi, supplia-t-il silencieusement.

"Toi à genoux au dessus de moi," dit Harry. Draco regarda ses yeux se fermer pendant un moment et ses narines se gonflèrent tandis qu'il laissait échapper un profond soupir. Il ne pouvait détacher son regard de lui, même si sa vie en dépendait. "En train de me sucer pendant que j'enfoncerait ma langue en toi."

La main de Draco accéléra de son propre chef. La séduction de Harry était des plus intenses. Le souvenir de la façon dont il l'avait mangé fut suffisant pour annihiler sa patience. Il augmenta la cadence pour se finir, grognant tout du long sans jamais quitter Harry du regard. Les yeux du brun étaient presque fermés. Ses longs cils papillonnaient. Tout son corps bougeait sous la puissance de sa masturbation

"Je peux sentir ta peau tendue sous mes paumes, Draco. Mes ongles s'enfoncent dans ta chair pendant que je t'écarte. Merlin, ton goût dans ma bouche…"

Quand le dos de Harry s'arqua au-dessus du lit, Draco jouit. Il cria à plein poumon sans personne pour l'entendre, répandant de blanches gouttes de sperme sur la couverture. Alors qu'il gisait là, pantelant et rassasié, en regardant Harry jouir à son tour, Draco s'émerveilla de l'ingéniosité nécessaire pour imaginer une telle utilisation d'une Pensine. Le voyeurisme n'était pas vraiment une activité de chambre, surtout lorsque le sujet était quelqu'un d'aussi délectable que Harry.

Il observa longuement le visage du Gryffondor pendant que ce dernier soumettait son corps à son besoin de jouir, mémorisant chaque mouvement de peau, chaque aspiration d'air. La bouche de Harry forma un 'o' parfait lorsqu'il vint, les plis sur son front se détendant. Sa peau était rose d'excitation et brillante. Quelque chose qui dépassait la simple beauté intérieure la faisait luire.

Lorsque Draco put enfin détourner son regard du visage de Harry, il parcourut de façon possessive son torse, retraçant le chemin de chaque trainée de sperme sur sa peau sans défaut.

- Merlin, soupira Harry doucement. "Je ne pourrais pas faire ça trop souvent." Il rit un peu pour lui-même avant d'ajouter. "Je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis senti si épuisé après une séance de masturbation."

Je vois ce que tu veux dire, bailla Draco. Il renifla, comprenant que la tension avait dû être encore plus forte pour Harry que pour lui. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour pouvoir me rouler sur toi, là, tout de suite et nous rendre tous les deux collant et humide, pensa Draco, rangeant l'idée dans un coin de sa tête pour pouvoir l'utiliser un jour avec Harry. Il ne pouvait s'imaginer à quel point cela devait être excitant de le voir faire ça pour de vrai, de pouvoir le sentir, le toucher, le taquiner avec des suggestions graveleuses pendant qu'il se toucherait. Il y aurait beaucoup à dire sur l'imagination humaine.

Harry tourna la tête vers la place qu'occupait Draco. "Comment suis-je censé faire autre chose quand tout ce que je veux c'est de nous enfermer dans ma chambre et de jeter la clef ?"

Draco le fixa intensément, déchiffrant son besoin de paix et de tranquillité et sachant que cela correspondait parfaitement à ses propres désirs et ses propres besoins d'être aux côtés de quelqu'un fait juste pour lui.

"Ce n'est pas que le sexe, Draco, même si Merlin sait que c'était incroyable," sourit Harry. "Tu me pousses à être meilleur dans tous les domaines. Tu me forces à être plus que simplement quelqu'un suivant un destin établi d'avance parce que cela rassure les gens. Je dois gagner ton respect. Tu ne me l'offres pas sur un plateau."

Draco le regarda soupirer lourdement. "Laisse-moi une chance de te rendre heureux, Draco. Je sais que je peux y arriver. Je le veux." Il resta silencieux une minute ou deux. Draco s'imagina ce que ce serait de dormir à côté de lui toutes les nuits, enlacé. Draco rit en imaginant frotter ses pieds glacés sur les jambes chaudes de Harry et les inévitables cris et batailles qui en découleraient.

"Je pense à t'embrasser," dit Harry. "J'espère que tu me laisseras faire la prochaine fois que nous nous verrons."

"C'est promis, Harry," murmura Draco.

"Bye, Draco," dit tristement Harry en tendant une main dans sa direction et en caressant les draps du bout des doigts. Savoir qu'il ne sentirait rien n'empêcha pas Draco de placer sa main sur celle de Harry.

"Bonne nuit, Harry," dit-il.

Après quelques secondes de désorientation, Draco fut de retour dans son propre lit, sentant son sperme froid sous sa paume. Il se sentit remué et plus seul qu'il ne voulait bien l'admettre.

D'un seul doigt, il retira un peu de semence de la Pensine, surpris qu'il ait réussi à l'atteindre vu la distance. Il contempla les runes gravées sur l'épais bol de pierre pendant un bon moment, examinant ses sentiments en détail, refusant de minimiser quoi que ce soit.

Lorsqu'il eut repris conscience de ce qui l'entourait, Draco se pencha sur le bol une fois de plus et retomba dans le souvenir de Harry.

Il le regarda encore deux fois avant de s'endormir.

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MessageSujet: Re: Par ce que le Yaoi, c'est le bien.   Ven 3 Fév - 16:04

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MessageSujet: Re: Par ce que le Yaoi, c'est le bien.   Ven 18 Jan - 8:48

Des personnes sont tentées par ce genre de topic encore ? e3e
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MessageSujet: Re: Par ce que le Yaoi, c'est le bien.   Ven 18 Jan - 13:25

Moi j'vous le dis, j'préfère les nénés, mais j'ai rien contre les phallus 0/
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MessageSujet: Re: Par ce que le Yaoi, c'est le bien.   Dim 20 Avr - 11:30

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MessageSujet: Re: Par ce que le Yaoi, c'est le bien.   

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