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 Wild children. /Eru.

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Satoshi Hashimaru
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❙ The Eye.


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Date d'inscription : 12/10/2011
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Maître/Hybride de: Comme si j'en avais besoin.
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MessageSujet: Wild children. /Eru.   Mer 6 Fév - 1:22

Kind-hearted.

Tu marches. Tu voies les corps se mouvoir au fil du temps, de l'affluence. Plus il y a de corps et plus ils s'emmêlent, s'assouplissent, accélèrent. Les corps allergiques aux corps semblables. Les corps fuyards, les corps timides, les coeurs battants. Jour de marché, une concentration humaine et hybride non négligeable. Personne ne fait attention au corps, s'il n'est pas sien. Cherchent à esquiver autrui et sa sueur, autrui et ses paniers, autrui et son regard.
Satoshi épie. Satoshi observe. Il a le temps. Il est calme. Il ne cherche rien ni personne. Il est arrivé au travail depuis longtemps, et son corps s'est relâché. Sa tension a chuté. Il se sent particulièrement reposé, alerte, bien portant. Un mince sourire au coin des lèvres tandis qu'il remue la cuiller dans son café vanille. Deux sucres, exactement, la serveuse commençait à le connaître. Il venait ici toutes les semaines. À tous les marchés. Il s'installait à la même table, sur le même fauteuil, à tel point que les passants réguliers juraient qu'il s'agissait d'un carré privé pour lequel il avait payé une fortune. La même terrasse, le même café vanille, servi dans la même tasse, avec les deux mêmes sucres. Tout était normal. Tout était parfaitement habituel. Satoshi souriait, et c'était rare.

Des passants, des étales, la serveuse et ses arguments marketing imparables, le patron avait du goût à n'en pas douter. Très certainement qu'elle était charmante. Le contraire ne l'aurait pas fait s'échouer dans les draps du bel homme. Une épave coulée par ses yeux, entraînée par ses lèvres jusqu'au rocher sur lequel elle s'est empalée. Elle était toujours aussi délectable, mais bien moins amusante. Non. Satoshi se refusait de goûter deux fois au même fruit tant il y en avait des différents. Alors il épiait. Alors il guettait. Alors il se demandait si ce marché n'était pas une source d'inspiration suffisante, à lui qui fuyait les sonorités malsaines des boîtes de nuit branchées. Alors il s'apprêtait à aller chercher ses fleurs lui-même, réduisant son corps au stade de carcasse cambrée par l'épine dorsale lambda, comme il y en avait tant autour de lui. Alors il faillit perdre son sourire.
Alors il la vit. Sa proie.

Doux visage poupin aux grands yeux tendres. Peau lactée et parfum vanille, son préféré. Elle avait la candeur japonaise, celle qui le faisait fondre. Elle était de porcelaine quand lui s'avérait être de plomb. Les pièces ruisselèrent de leur propre volonté contre la table de fer forgé. Suffisamment pour régler sa dette, juste assez pour ne pas laisser de pourboire, il n'était pas là pour faire l'aumône, et la jeune femme aussi aguichante soit-elle n'était pas encore une fleur de trottoir. Qu'importe, elle était là, juste là, juste en face.
Son coeur se mis à battre à tout rompre. Il devait la cueillir. Il devait la quérir. La chérir. La séduire. La livrer à son toucher narcotique, à son regard languide. Épouser son cou sirupeux et obéissant, désirer ses hanches sucrées et fondantes. Elle était l’Élue. Elle devait être sienne. Reine d'un soir, princesse autant de fois que de lendemains qu'elle devait connaître. Sa servante. À tout jamais.

Il allait à sa rencontre. Satoshi n'écoutait plus que lui. Sa pensée, supérieure à tout le reste. Si la foule ne s’écartait pas sous son pas cinglant et affranchi, il ne cherchait pas à l'éviter et l'écartait lui-même par des mouvements de bras amples mais fermes. Jusqu'à ce qu'elle soit à sa portée. Elle lui tournait alors le dos.
Ce sont ses bras qui viennent l'enlacer sans qu'elle ne puisse se débattre. Il l'entraîne contre son torse, lui couvre les yeux avec ses paumes. Plus grand qu'elle, ce n'est pas étonnant. Dans le brouhaha constant du monde autour d'eux, il s'approche de son oreille, murmure à son creux.

- Ecole buissonnière, uh? Votre dossier ne luira guère sur les bureaux des grands établissements, très chère.

Son souffle agacé tandis qu'elle ne connaît encore le visage de son geôlier. Son ravisseur, qui n'a d'yeux que pour ses longues mèches charbon, offrande directe à son sens d'odorat au comble du bonheur. La vanille de sa nuque, la neige de son teint, la tendresse de ses traits à peine sortis de l'adolescence. Sans doute mineure.
Ô odes cruelles. Mineure. Quel châtiment atroce attendait son échine courbée une fois le Purgatoire traversé? Il marqua un temps de silence, durant lequel ils n'oscillèrent point. Il hésitait à l'entraîner à l'écart, dût finalement y renoncer et se résoudre à choir entre les serres déchirantes de Dame Patiente. Douloureuse destinée qu'était la sienne.
Son ton se fit, comme à son habitude, langoureux, serein, parjure. Un vrai prédateur. Ses mains toujours occupées à sceller sa vue, et quand bien même elle y trouverait une fissure, elle ne pourrait le cerner puisqu'il se trouve dans son dos. Ses lèvres, dangereusement proches du lobe de son oreille. Son souffle contre son épiderme perlé, délicieux.

- Ne cherchez pas à vous retourner, Milady. Aucun intérêt présentement. Que pensez-vous de... Deviner qui je suis?

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MessageSujet: Re: Wild children. /Eru.   Mer 20 Fév - 15:23

Depuis la veille, Eru n'avait pas trouvé le sommeil. Bien trop stressé par la journée qui l'attendait le lendemain. Non pas l'école - parce qu'elle n'irait pas - mais, c'était la soirée qui l'angoissait tant. Elle allait cuisiner. Pour la première fois depuis qu'elle était toute petite, Eru allait approcher une casserole. Là où elle allait cuisiner, c'était une salle qu'elle avait réservé juste pour l'occasion mais, elle n'était que très peu grande et assez basique autant dans sa construction que dans son meublage.

Ce matin, elle allait donc au marché dans le seul et unique but de dégoter les meilleurs fruits et légumes qu'elle pourrait cuisiner le soir même. Vêtue simplement de sa robe préféré ainsi que de ses plus belles chaussures, Eru s'en était allée pour l'après-midi ; elle passerait rapidement à l'hôtel pour prendre quelques affaires. Ses oreilles ne dépassait pas du dessus de son crâne, restant habillement caché par un simple bandana de tissue noir.

Les rues pavés de la ville, l'air légèrement pollué mais, pas désagréables, le bruit de la foule, la chaleur solaire. Toute cette parfaite liberté avait manqué à Eru le temps d'une seule soirée où elle s'était enfermé dans sa chambre afin de réfléchir. Maintenant, elle était là, parmi la foule comme une étrangère. Elle était parmi eux, elle était "normale". Plus considérée comme une rebelle ou une femme sans importance. Elle était juste, elle, Eru Takechi. Soudain, elle sentit l'improbable arrivé ; elle qui ne souhaitait que solitude, marchant avec légèreté dans la rue, se retrouvait contre un homme, une main sur les yeux. Sa voix lui était inconnue, mais, le noir que procurait l'emplacement de ses mains lui donnait envie d'arrêter de respirer, de mourir. Elle n'aimait pas le noir. Elle n'avait jamais aimé ça.

- Ecole buissonnière, uh? Votre dossier ne luira guère sur les bureaux des grands établissements, très chère.

Eru se calmait. Quelque chose dans sa voix la poussait inconsciemment à avoir confiance en cette homme. C'était une grave erreur ; jamais avoir confiance en les hommes. Toutefois, les yeux couvert, elle ne pouvait affirmé s'il était homme ou hybride.

- Je ne vais plus à l'école, très cher.

Répondit-elle sur la même intonation sans laisser transparaître sa peur.

- Et les grands établissements ne me plaisent guère. Très cher.

Elle se mit à sourire, faiblement, le coin des lèvres tremblante. Morte de peur dans sa robe blanche, Eru sentait son cœur battre à s'en rompre, priant pour qu'elle ne subisse pas la colère d'un homme. Toutefois... Était-ce réellement de la peur qu'elle ressentait ? Habituellement, elle aurait hausser ses épaules en tant que réponse intérieur. Là, elle n'osait plus bouger.

- Ne cherchez pas à vous retourner, Milady. Aucun intérêt présentement. Que pensez-vous de... Deviner qui je suis?

Eru ne savait que répondre... Si elle disait oui, elle se prêtait au jeu de cet homme. Si elle disait non, qui savait ce qu'il pouvait lui faire ? Doucement, en souriant un peu plus ; prenant confiance en elle-même, elle lui souffla un timide ;

- Et si je hurlais ? Aussi fort que possible... Et si je vous faisais repéré durant ce petit jeu qui semble tant vous amuser ?

En réalité, Eru pensait et espérait que cela le dissuaderait de garder secrète son identité... Toutefois, hybride séchant les cours, elle n'avait pas la moindre envie de se faire repérer et jamais elle n'oserait crier, gueuler ou même hurler qu'on essayait de la kidnapper.

[HRP : Navrée pour le retard de la réponse au rp ainsi que sa qualité.]
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Wild children. /Eru.

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