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  "La liberté est choix." (pv Usagi, Gorgo, cobayes powa)

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MessageSujet: "La liberté est choix." (pv Usagi, Gorgo, cobayes powa)   Dim 10 Fév - 20:30

Le fer me brûle. L'amour s'envole. Et la dignité n'est plus que poussière.
La salle d'opération; un endroit qui m'est que trop connu, presque habituel, qui me fout les jetons. J'y passe ma vie. Qu'y n'est point vivable sous un angle négatif. La salle d'opération. Rien que le nom me fait frémir. Alors que j'y passe ma vie. Une salle sombre, carrelées, dont les murs n'ont comme décoration que les armoires métalliques. Une horloge, et une fenêtre. Une fenêtre qui ne donne pas l'horizon. La salle d'opération. Mais ici, on opère pas vraiment. C'est pas comme à l’hôpital où on opère pour une maladie ou pour... hm... Je sais pas très bien. Mais je sais pas bien si ici c'est la même chose qu'à l’hôpital. Je crois pas. Car Doc me fait mal.
Doc me fait mal. La lame me coupe.
Et le sang coule, coule...
Rien n'est plus. Le tout à prit le dessus.
Le tout de la fuite éternelle d'un être fuyant un autre.
Souffle saccadé, douleur que trop endurée, je vérifie que mon coeur bat encore.
Oui.
Il bat.
Trop vite. Ca fait mal. Mais je n'hurle pas. Et une voix électronique intervint, une énième fois:
"Plus d'anti-douleur, stock vide."
J'entends un fort impact, et la voix de Doc:
"Foutue machine" il se stoppa un instant, il passa sa main sous sa mèche de cheveux, il soupira, et reprit, "regarde tout ce que tu me coûtes... et je n'ai pas envie de te faire mal... tu le sais." Il réarrangea ses outils métalliques sur la petite table, en prit un bien précis et déclara; "Mais tant pis."
Une nouvelle douleur prit le dessus, à vif, je sens et j'entends ma peau se déchirer. Mes yeux s'ouvrent grands, et j'étouffe un cris .
"Accroche-toi, c'est presque fini."
L'aiguille suivie d'un fil très fin coud ma blessure.
"Parle."
"Oui... Doc."
"Rah.. Raté."
Ma gorge me fait mal, je souffre, je ne peux plus parlé. Trop de douleur.
"Fini." Il soupira, et se déplaça vers la fenêtre de la pièce. Je tourne la tête et vois sa longue silhouette. Il prit une cigarette de sa poche et la porta à sa bouche. Ses coudes vinrent embrasser le bord de la fenêtre et il regarda l'horizon qui n'est pas. Une fumée s'échappa de sa bouche. Et il reporta la cigarette à sa bouche et souffla la fumée. Il répéta une dizaine de fois se mouvement, lentement, il prend toujours son temps dans ces moments. Doc fait souvent ça, et j'aime bien le voir fumer.
Il se retourna et plaqua sa main sur le mur. De la cendre descendit le long de celui-ci et le mégot tomba à terre. Je le suis du regard, ses pas lents viennent vers moi.
Je sens ses mains me prendre le visage. Je n'aime pas qu'on me touche, mais je ne le fais pas remarquer. Ses mains sont froides, semblables à la table d'opération. J'ai déjà essayé de protester mais si aujourd'hui je proteste, je ne suis pas sûr d'être encore vivant demain.
"Jamais je ne toucherai ton visage."
Je sens l'air de sa bouche, il me détache mes bras de la table d'une main experte en me regardant toujours.
"Que tu es beau..."
Et je sens ses lèvres toucher les miennes. J'ai encore la force de me crisper. J'ai envie de pleurer.
"Fais comme je t'ai appris..."
Je mets mes mains dans ses cheveux et rentre ma langue dans sa bouche.
Et mes yeux versent des larmes incontrôlées.
Je ne sens plus mes membres toucher les siens. Je m'oblige à suivre les règles qu'il me dicte. On va quitter la salle d'opération. C'est dans son scénario. Que je ne connais que trop.
Doc est grand. 2m. Minimum. Fin. Et beau. Plus que moi. Il me dit de le lui dire.
Lorsqu'il m'ordonne de me le lever; je n'ai plus la force.
"Désolé." je me mords les lèvres et abat une de mes mains sur mes yeux.
Je renifle.
Un son rauque sort de sa bouche . Il me détache les pieds et je sens ses mains passer sous mes genoux et sous mon dos. Il me soulève.
"Prends ma nuque." J'exécute.
Ses mains me font mal, leur pression est trop forte. Je n'en peux plus. Doc le sait.
Il me mit sur notre lit.
Je ferme les yeux, je suis prêt à m'endormir, mes muscles se décontractent et s'enfoncent dans le matelas. Que c'est bon... Je veux dormir.
"Merci..." à peine j'eu fini de prononcer ce mot que Doc, torse nus, vint se placer au dessus de moi. Dominant.
Et me fit mal toute la nuit.


Dernière édition par Damien DeCaro le Lun 11 Fév - 17:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "La liberté est choix." (pv Usagi, Gorgo, cobayes powa)   Lun 11 Fév - 14:48

Cela faisait deux semaines qu'on m'avait emmené ici, qu'on m'avait lâché dans cet endroit horrible...Deux semaines sans soleil, sans même voir la lumière du jour. Être continuellement trimbalé de labo en labo, sans cesse exposé à leurs lames, guettant la mort. Plus rien n'a d'importance.
Parfois, entre deux coups de couteaux, je pensais à ce qui se serait passé si je ne l'avait pas tué. Puis j'oublie.
"-Encore raté, augmentez la puissance des rayons, il ne résistera pas longtemps."
Une voix synthétique lui répondis et je sentis ma peau me brûler, je n'avait même plus la force de crier et de me débattre. J'ouvris les yeux d'un coup, une lame avait touché mon oreille... Je me déchaînait, tentant de défaire mes liens pour sauver mes oreilles. J'entendis un ricanement sinistre, le scientifique aux cheveux d’ébène me regardait, je lisais dans ses yeux l'amusement.
Il aimait me voir me débattre. Je le savais. Depuis qu'il avait découvert mon point faible il n'avait pas arrêté de l'utiliser. Une larme perla sur ma joue quand je sentis une pointe s'enfoncer jusqu'à la racine de mon oreille. Ça faisait mal, je voulais crier mais aucun son ne sortait de ma bouche, juste des gémissements et des sanglots.
Le scientifique sourit puis retira la lame brusquement, m'arrachant un couinement de douleur. Il se pencha vers moi et détacha mes liens.
"-Ça suffira pour aujourd'hui mon lapin... Maintenant tu as compris qui commande ici. Sois sage et je serais plus doux la prochaine fois."
Je ne pouvait lui répondre, ma gorge me brûlait, mes larmes coulaient. Il les essuya, détacha mes poignets et enleva la sangle autour de mon cou. Le scientifique, Mr.Haddows, me souleva et m'assit sur la table d'opération, j'avais la tête qui tournait. L'humain attrapa une robe blanche et me l'enfila puis prit un bout de tissu et l'enroula autour de mon oreille tailladée. Je le fixais, il était flou. Tout était flou. Brusquement tout s'est mis à tourner autour de moi ! Le scientifique dû s'en rendre compte car je reçu une claque sur la joue, ça faisait mal mais ça réveillait...
Je sentais mes forces revenir et lui, il allait me le payer. Oui, j'allais le tuer. Je bougeais discrètement ma main et la posait sur le scalpel qu'il avait utilisé pour me torturer. Je le pris dans la main, rassemblait mes forces et je me jetais sur mon bourreau.
Du sang gicla, je l'avais touché à la joue, moi qui avait visé le coeur... Il cria quelque chose que je ne compris pas et me plaqua au mur, du sang coulant de sa blessure.
"-J'aurais du faire ça plus tôt. Après avoir vu Doc tu va devenir docile numéro 34, très docile."
Je voulus lui répondre mais les forces venaient à nouveau à me manquer. Mr.Haddows m'attrapa les poignets et les attacha avec une chaîne puis posa sa main sur mon oreille droite.
"-Si tu fais mine de bouger je te coupe l'oreille."
Il me tira hors du labo et ouvrit une autre porte, un scientifique se tenait là, assis sur un lit, un garçon à ses côté, il semblait dormir. Mon tortionnaire me poussa à l'intérieur et toussota.
"-Désolé de te déranger Doc mais j'aimerais que tu t'occupes de cet hybride un peu trop récalcitrant à mon goût. Pourrais-tu le mater ?"
Je gardais les yeux et les oreilles baissées. J'entendais la respiration saccadée du garçon étendu.
Il semblait souffrir.
Comme moi.
Un autre cobaye.
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Euryale Gorgo
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MessageSujet: Re: "La liberté est choix." (pv Usagi, Gorgo, cobayes powa)   Jeu 14 Fév - 22:38

Je suis encore endormit... Je dort bien dans mon petit lit simplement fait d'une couverture à même le sol... Et puis j'ai Neko alors tout va bien...

Mais tout d'un coup je sent qu'on m'attrape par les côtes et qu'on me soulève hors de mon lit me réveillant de force... On me traîne jusqu'à un fauteuil dans une salle toute blanche avec une grande lumière au-dessus de moi... j'ouvre à peine les yeux, je suis trop ébloui... Je ne sais pas quelle heure il est... Je suis fatigué...J'ai peur...Ma gorge et trop sèche pour que je parle...Alors j’attends juste...

Ils me font mal... Tous de plus en plus mal... Je peux le sentir... il passe du poison anesthésiant dans ton mon corps... celui des méduses... Il n'y a que moi sur qui ça ne fait pas effet... lorsque l'on m'en injecte ça ne me paralyse pas... J'ai très mal et ensuite je peux en rejeter par le bout de mes ongles... C'est cela qui fait toute ma force... Mais à choisir je ne veux pas souffrir pour si peu... Pendant ce temps je reprends un peu mes esprits... A côté de moi... Il y a une scientifique... Elle me fait les ongles... Elle me les lime en pointe pour qu'ils griffent légèrement et que le poison rentre bien dans la peau et paralyse le corps choisit par mes soins... Elle n'est pas spécialement jolie...mais je l'aime bien...elle ne me fait pas mal... Elle fais attention à ne pas le faire... Je la regarde... Elle a un visage asiatique typique du japon... ses cheveux sont ébènes et légèrement ondulés... puis je regarde un verre d'eau posé sur une petite table à roulette...J'ai très soif...ma gorge me fait mal...Alors j'essaye de parler et de lever la main pour lui montrer maladroitement... Je n'arrive pas à bouger ni à parler... Je gémie juste mais elle finit par comprendre que je veux quelque chose...Alors elle cherche du regard et voit le récipient... Elle me sourit et se lève pour me l'amener je suppose...

Mais au moment où elle va le prendre une autre main l’intercepte et attrape le verre... Et je le reçoit en plein visage. Je ne peux empêcher de pousser un petit cri de surprise. Au moin ça m'aura un peu plus réveillé... En regardant bien je remarque qu'il s'agit de « père »... Non pas lui !! J'ai peur !!! Encore plus peur qu'avant !!! Je ne veux pas rester seul avec lui !!! Alors je me met à me débattre de plus en plus et je réussis même à crier !!! Et je vois son rictus se former sur son visage de plus en plus !!! Il fait un signe à la jeune femme puis elle part !!!! Non j'ai peur !!! Ne me laissez pas !!!! Il s'approche de plus en plus !!!!

« Allons allons... Ce n'est pas ainsi que l'on est poli avec son créateur... Bonjour tout d'abord... Puis je ne vois pas pourquoi tu te met dans des états pareil pour si peu voyons...Du calme ! Je ne vais pas te faire de mal... Enfin pas tout à fait... Tu vas réfléchir un peu à pourquoi est-ce que tu es là... »

Puis je le vois retirer un voile sur une autre table à roulette qu'un autre scientifique est en train d'amener dans la pièce. Il regarde en souriant les dizaines de boîtes entreposées dessus...puis il me fixe à nouveau.

« En faite nous voudrions tester différente nourriture pour hybride qui ont été jugées comme « non commercialisable »...Vois-tu? On les a faite tester avec vingt-deux hybrides différents avant toi et la moitié ont eu...des résultats défavorables... Surtout les hybrides aquatiques...Alors tu es le candidat idéale pour faire basculer la moyenne!Ne me déçoit pas encore une fois! »

Je ne veux pas!!Je ne veux pas en prendre!! Rien qu'à regarder ça dans mon assiette,j'en suis déjà malade... C'est affreux...


[…]


Au finale je me retrouve trainé dans les couloirs... Mon ventre me fait mal... J'ai atrocement mal... Mais j'ai sommeil aussi... Alors me faire balancer de gauche à droite n'arrange pas les choses... On a du m'en faire avaler cinq...de ses foutues boîtes... Oh...je me sens pas bien...Il faut que je dorme...Que ça passe...pitié arrêtez de me faire souffrir!!! J'ai mal dans tout les muscles de mes bras à cause du poison... En plus de toute les douleurs de mes précédentes opérations d'hier et avant hier... et maintenant mon estomac... j'en peux plus... J'espère juste que c'est dans ma chambre qu'on m'emmène...

J'étais trop dans les vapes pour écouter mon « père » toute à l'heure mais il parlait avec d'autres scientifiques et ça avait l'air grave...j'espère que ça ne me concerne pas... Puis brutalement je suis projeté dans une pièce par un des gardes qui m'amenait! Je ravala un haut-le cœur,bruyant je suppose. Je me retrouva sur mes genoux, les deux mains au sol... Urg...j'ai mal... Je vais... Non je ne dois surtout pas bouger sinon... Je dois penser à autre chose... Je regarde autour de moi... Un grand lit...dans lequel il y a...deux hommes?Qui viennent certainement de... oh non!! Je détourne rapidement le regard avant d'avoir une autre convulsion à l'estomac... Puis un autre hybride avec de longues oreilles blanches... Lui il n'a pas l'air méchant au moin... Il semble souffrant lui aussi...le pauvre... Puis le garde prit la parole d'un air absolument pas gêné de troubler leur petit rituel.

« Hello Doc... J'ai cru comprendre que tu voulais avoir Euryale pendant un moment? Tu as de la chance il y a un blanc entre deux testes! Normalement il aurait le droit à une pause mais bon... ça fait Vingt-quatre ans qu'il est là, il est solide t'inquiète pas! Haha! Bon on revient dans une heure! »

Ils partirent tout deux me laissant au milieu de tout ce monde... J'avais l'impression de gêné... En plus j'espère qu'il n'a pas l'intention de...Avec moi...je...je suis pas en état... Au non...Je pleure... Je recommence à pleurer... Pas maintenant, J'ai l'air assez ridicule comme ça avec mon estomac qui grogne...



S'il vous plait... ne me faite rien...Je suis déjà assez épuisé comme ça....pitié...


Dernière édition par Euryale Gorgo le Dim 17 Fév - 16:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "La liberté est choix." (pv Usagi, Gorgo, cobayes powa)   Ven 15 Fév - 23:19

La sueur perlait sur le torse de Doc alors que je me cachais les yeux du bras droit, pour ne pas voir ce spectacle. Souffrir en silence. Et penser à autre chose.
Le temps que ça passe.
Je me souviens d'Ambroise. De mes souvenirs je ne garde pas la marque d'un cobaye qu'y était parvenu à partir d'ici. Sauf Ambroise. Son prénom, ce n'est pas Doc qui lui a donné, c'est elle, un beau jour, qui est arrivé ici. "Je m'appelle Ambroise." Je me souviens de ne pas lui avoir répondu, d'être resté là, à la regarder. J'étais dans ma cellule, du temps où Doc ne m'avait pas prit d'affection. Elle était venue à coté de moi, dans mon coin. J'étais en boule dans le coin. Comme toujours, mes bras me protégeant d'autrui. Elle est venue à coté de moi, elle s'est assise. Et elle répété; "Je m'appelle Ambroise." Et puis ajouté: "Et toi?" Je ne lui ai pas répondu. Elle m'a regardé. Je lui détournais les yeux. Et je n'ai pas vu ce qu'elle s’apprêtait à faire. Ce geste que jamais personne n'a osé faire. Ou si, beaucoup. Mais jamais avec autant de tendresse. Elle a posé délicatement sa main sur la mienne; posée mollement sur mon coude. J'ai reculé avec beaucoup de rapidité. Mes jambes ont bougé par elles-mêmes, mon souffle s'est bloqué. Je me suis levé aussi vite qu'une ombre peut bouger. Et je la regardais enfin. Ambroise. Un nom d'homme. Pour une femme si belle.
Très vite elle prit ma place dans le coin. Me regardant toujours avec ses yeux si doux. Me souriant. Alors que je me trouvais dans l'autre coin. Le même mur. Et pourtant un gouffre nous séparait .
Doc cherchait toujours à me faire de l'effet, me sortant de mes pensées. Il me dictait mes gestes, je les exécutais. Il me fit me retourner, ma tête s'écrasa sur le matelas et mes yeux se posèrent sur la fenêtre. Qui elle, contrairement à la salle d'opération, donnait sur les étoiles.
La même, au modèle près, séparait Ambroise et moi.
Lorsqu'une fois, je revint d'une opération qui avait mal tournée et qu'on me jeta dans ma cellule; je n'eus par la force de me relever. Juste assez pour que, allonger, je puisse prendre le bout de tissus qui traînait non loin. Je le serrai de ma main droite mais je ne pu rassembler assez de volonté pour me l'attacher autour du visage. Je me roulai sur le coté et Ambroise apparut dans mon angle de vision. Chaque soir je me souvenais de ce bref touché qui nous avait uni le temps d'une seconde; ses mains... J'y rêvais. Rien qu'en passant mes yeux sur ses mains j'en percevais leur douceur.
"S'il..." Et une larme traversa ma joue. Je ne l'avais pas commandé, je ne pouvais plus. Je n'en pouvais plus. Mon front rencontra le bitume pour qu'elle ne puisse pas voir ce spectacle. Déjà que je venais de m’aplatir de fatigue, je commençais maintenant à... à pleurer? Une main. Non. La main. Celle que je voulais tant toucher, celle qui m'avait libérer le temps d'un instant et que j'avais rejeté. Celle d'Ambroise. Cette main vint me caresser les cheveux et un long "Chhh..." empli l'espace. Cet acte de tendresse me fit l'effet d'une bombe. Je ne sais pas vraiment comment l'expliquer... Mais je me suis retrouvé à pleurer dans ses bras.
Quelqu'un ouvrit la porte.
"-Désolé de te déranger ... Doc."
Le temps s'arrêta pour moi. Je vis Doc me balancer un tissus blanc sur le visage qui me recouvra bientôt tout le corps. Le contact avec ce draps était frais. Doux. Je le tint avec mes bras de la même façon qu'on tient un essuie après un bain. J'aperçus mon foulard bruni par le temps sur la table de nuit. Mon bras frêle l'attrapa et je me l'attachai autour du visage. Je prit mon caleçon et l'enfilai. Le drap tomba à terre et ma peau fut découverte. Je passai vite les jambes dans mon pantalon noir. De multiples chaînes y étaient attachées et leur son frétilla dans l'air. J'avais fait mon habillement dans le calme le plus absolu alors que Doc avait fait de même. Lui, avait enfilé sa blouse par dessus un T-shirt. Son inlassable pantalon blanc commençait à virer au gris, on pouvait déceler des jambes minces et longues.
"Mais j'aimerais que tu t'occupes de cet hybride un peu trop récalcitrant à mon goût.
Mon regard se posa sur un garçon aux longues oreilles, blonds, fin, pas très grand, sans force. Avec un drôle d’accoutrement. L'homme qui venait de parler portait une chemise semblable à celle de Doc. Un collègue?
"Pourrais-tu le mater ?"
Un silence s'installa, pendant lequel Doc plongea sa main dans sa poche et sortit un paquet de cigarette, et en amena une à sa bouche. Le bruit du briquet me fit légèrement sursauté et il souffla lentement la fumée après un court instant. Il fit un signe de tête vers le lit.
"Dépose-le là, j'vais m'en occuper."
Le cobaye se fit presque jeter sur le lit à mes cotés et à peine j'eus le temps de me déplacer pour qu'il ne me touche pas que quelqu'un d'autre entra dans la salle. Accompagner d'un être... Etrange. Petit. Très petit. Une fille?
« Hello Doc... J'ai cru comprendre que tu voulais avoir Euryale pendant un moment? Tu as de la chance il y a un blanc entre deux tests! Normalement il aurait le droit à une pause mais bon... ça fait Vingt-quatre ans qu'il est là, il est solide t'inquiète pas! Haha! Bon on revient dans une heure! » Il avait dit ça d'une traite, sans laisser le temps de penser, alors que Doc sembla protester mais il n'eut pas eu le temps d'y songer que déjà l'homme avait fini son spitch.
Doc inspira une fois.
"Bon, les gars..." Il souffla de la fumée, posa ses yeux sur moi. Et repris, " J'étais occupé là, vous deux l'avez remarqué... n'est-il pas? De plus j'ai du travail, vous le savez aussi bien que moi. Je suis assez demandé et les pauses se font rares." Il prit un instant, se grattant l'arrière de la tête. Et posa son autre main sur mes cheveux. J'enfonçai ma tête dans mes épaules et serrai les poings. "Ce jeune homme ici masqué, me prend déjà beaucoup de temps et j'y investi presque une part de moi voyez vous... Et..."
"Doc, on sait que t'as pas tout ton temps, et vois-tu, nous non plus. Alors tu prends Euryale, tu nous l'as demandé, là, le petit n'a pas d'opé, juste le temps pour en avoir une avec toi, donc je me casse, tu l'opères ou que sais-je et tu la boucles."
Sur ce, le type plutôt costaud s'en alla. La main de Doc quitta mon crâne et celle-ci attrapa la manche du type en question.
"Un jour... Laisse-moi un jour... Je te le rends demain soir." Ils s'échangèrent un long regard, l'homme à la forte carrure plissa les yeux et eut un mouvement de recul puis dépoussiéra sa manche d'un geste sec et précis.
"Marché conclu. Demain 20H. Pas plus tard."
Doc se redressa, bien droit, fit demis tour, face à son collègue en blouse blanche.
"Quant à vous, Mr Haddows, je connais le délais. Maintenant, si vous le voulez bien, partez."
Le Mr Haddows en question lâcha un court "Au revoir" et partit.
"Maintenant, mes mignons, en prenant Euryale par l'avant bras pour le balancer sur le lit, vous allez être sages... N'est-ce pas?"
Il nous expliqua quelques règles qu'il ne fallait mieux pas désobéir puis nous amena dans une cellule. Je m’apprêtai à aller dans le coin le plus sombre quand Doc me prit l'épaule.
"Non Dam, pas toi."
"Mais je..." Tellement doucement que j'eus l'impression que personne n'avait entendu. Même si mon impression était plus un désir. Mes yeux fixèrent directement le sol après mes mots et les mains de Doc m’entraînèrent déjà loin. Mon regard s'attarda sur les deux hybrides et les oreilles de l'un d'eux avaient l'aire si douces... Si... Féminines?

Ambroise...
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MessageSujet: Re: "La liberté est choix." (pv Usagi, Gorgo, cobayes powa)   Sam 16 Fév - 13:06

On me balança sur le lit comme une chose dont on se débarrasse. C'était injuste, je levais les yeux et regardais le garçon qui s'étais habillé sir rapidement. Lorsque l'on m'avait lançé sur le lit il s'était éloigné... De la peur ? Je ne suis pourtant pas effrayant. Mon aura se voit tant que ça ? On sent que je suis un meurtrier quand on me voit ? C'est... dommage. Je croisais le regard de Mr.Haddows et ce que je vis me plu. Il était agaçé que son collègue pense qu'il était le seul débordé. Oh, le pauvre petit. Un sourire narquois se dessina sur mes lèvres. Mon bourreau le remarqua mais ne fit rien, excepté soupirer d'agacement.
Je tournais alors mon regard vers ce "Doc". Il était grand, gracieux et fin. Lui ? Me mater ? Jamais. Un troisième homme entra. Il était accompagné d'un garçon... ou bien d'une fille... Je n'arrivais pas à le distinguer.
« Hello Doc... J'ai cru comprendre que tu voulais avoir Euryale pendant un moment? Tu as de la chance il y a un blanc entre deux tests! Normalement il aurait le droit à une pause mais bon... ça fait Vingt-quatre ans qu'il est là, il est solide t'inquiète pas! Haha! Bon on revient dans une heure! »
Euryale... c'était un garçon. Ainsi il était là depuis vingt-quatre ans... Parfait. Il devait connaître toutes les issus.
Le dénommé Doc sortit une cigarette et l'alluma, je grognais, détestant le feu. Il regarda ses deux collègues et déclara :
"Bon, les gars... J'étais occupé là, vous deux l'avez remarqué... n'est-il pas? De plus j'ai du travail, vous le savez aussi bien que moi. Je suis assez demandé et les pauses se font rares." Il pose sa main sur la tête du type portant un masque, il avait l'air malheureux. Comme tous ceux ici. "Ce jeune homme ici masqué, me prend déjà beaucoup de temps et j'y investi presque une part de moi voyez vous... Et..."
Son collégue lui coupa la parole et déclara :
"Doc, on sait que t'as pas tout ton temps, et vois-tu, nous non plus. Alors tu prends Euryale, tu nous l'as demandé, là, le petit n'a pas d'opé, juste le temps pour en avoir une avec toi, donc je me casse, tu l'opères ou que sais-je et tu la boucles."
Haddows restait silencieux, comme toujours. Il ne parlait jamais sans une bonne raison, je l'avais remarqué au fil du temps...
L'autre homme se dirigea vers la sortie quand Doc lui attrapa la manche pour le retenir.
"Un jour... Laisse-moi un jour... Je te le rends demain soir." déclara t-il.
Il s'ensuivit un long silence durant lequel les deux hommes s'affrontèrent du regard. L'homme le plus grand plissa les yeux, se recula et dépoussiéra sa manche.
"Marché conclu. Demain 20H. Pas plus tard."
Il parti et Doc se tourna vers Haddows.
Doc se tourna vers Haddows.
"Quant à vous, Mr Haddows, je connais le délais. Maintenant, si vous le voulez bien, partez."
Mon tortionnaire personnel grommela un "Au revoir" et il quitta la salle, nous laissant seuls avec ce type. Doc.
Le dénommé Euryale fut jeté à mes côtés et je m'écartais un peu pour l'observer. Un hybride étrange. Il n'avait presque rien d'humain. Je le fixais et le détaillais. Cela pouvait sembler malpoli mais ici, je pense que tout le monde s'en fichait.
"Maintenant, mes mignons, vous allez être sages... N'est-ce pas?"
Un sourire narquois apparut sur mes lèvres mais je ne dis rien, à cause de cette foutue expérience j'avais encore du mal à parler.
Il commença à nous expliquer quelques règles, insistant sur le point qu'il ne fallait pas lui désobéir. Mais pour qui me prenait-il ? Il nous amena dans une cellule, je me laissais faire, mieux valait ne pas se rebeller. Pas encore. Le garçon au masque fut retenu par Doc.
"Non Dam, pas toi."
Je vis les lèvres du jeune homme bougeait et, grâce à mes oreilles, j'entendis ce qu'il dit. Il protesta à peine puis fut arrêté par l'homme. Doc ferma la porte de la cellule et je vis le regard du garçon passer sur mes oreilles. Avec ma main, je commençais à les lisser, cela me calmait...

Brusquement, je sentis un picotement dans ma gorge, j'entrouvris les lèvres.
"En...fin..." Ma voix était douce, calme, bien qu'un peu saccadée.
Je tournais la tête vers Euryale et m'approchait rapidement de lui. Je le plaquais contre un mur rapidement et sortis le petit morceau de verre coupant que j'avais ramassé dans le laboratoire et je lui mis sous la gorge.

"Tu es là depuis vingt-quatre ans... Tu connais donc le bâtiment. Fais moi sortir d'ici. Et je te laisserais en vie." lui murmurais-je à l'oreille, un sourire narquois aux lèvres. "Et essaye de ne pas trop résister... Si tu es de mon côté et que tu m'aides je ne te ferais aucuns mal. Tu as compris ?"

Je le fixais. J'avais froid, ma robe blanche était trop courte, je ressemblais à une femme ainsi. Je soupirais puis reculais le morceau de verre de sa gorge. Incapable. J'étais incapable de le tuer. Ou même de le menacer. Le temps passé ici m'avait donc tant affaibli ?

"Pardonne moi... Euryale c'est ça ? J'ai... j'ai besoin de partir... je dois sortir d'ici... tout de suite... A n'importe quel prix.. Aide moi, s'il te plait !"
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Euryale Gorgo
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MessageSujet: Re: "La liberté est choix." (pv Usagi, Gorgo, cobayes powa)   Dim 17 Fév - 18:57

Ooooh...Seigneur...qu'est-ce que j'ai fait pour mériter une douleur pareille... Je ne peux rien faire d'autre que de rester assis sur le sol devant le lit de ses deux parfaits inconnus... je n'arrive pas à me concentrer à cause de mes multiples douleurs...Alors je fixais l'un des deux... Celui avec un foulard...Il s'était rhabillé si vite...dommage il est plutôt pas mal...Malgré les multiples cicatrices et...Je pense que je n'ai pas bien du voir... des plumes rose? des écailles bleu? non j'ai du mal regarder... Mais il doit porter son foulard par honte de son museau...j'en déduis que son maître devait souvent lui rappeler... Dans ses yeux... Il y a une profonde mélancolie... Comme si il regrettait quelque chose...Enfin...Tous les hybrides ici regrettent leurs libertés...leur ancien maître ou tous simplement leurs camarades de cellule trépassés... Je sourie légèrement...malgré la douleur...

Moi je n'ai pas de regret à avoir... vis à vis d'un maître passé...ou de souvenir heureux... tout en moi n'est que douleur...peur et désir...alors comme je n'ai pas de passé auquel m'attacher je peux avancer...aller de l'avant...me dire que demain ne sera jamais pire qu'hier... qu'un jour seulement je serais libre...et là je serais heureux...seulement là maintenant...je ne m'attend pas à l'être...je me doute juste que je vais souffrir...je prie juste pour que cette douleur ne soit jamais de plus en plus affreuse...et que je ne meurt pas trop vite surtout...

On me sort de ma pensé en me projetant à nouveau...puis je tombe sur le lit... là j'y étouffe un cri en pestant... Il est idiot ou quoi?! Puis je lui lança un regard noir...Je ne me sent pas bien...ça se voit non?! S'il me balance dans tous les sens comme ça il est bon pour nettoyer après mon passage! je n'arrive toujours pas à me concentrer sur ses paroles...enfin je comprends qu'il essaye de nous faire peur et de jouer au plus malin... Mais j'ai déjà trop mal et le craint déjà assez pour avoir envie de l'écouter... Pour ne pas recracher ce j'ai dans l'estomac j'essaye encore une fois de penser à autre chose... alors je fixe l'hybride au grandes oreilles... Il y a du sang sur elles d'ailleurs... le pauvre... il doit avoir mal... Pourquoi il me fixe comme ça...? Il me trouve laid c'est ça...? Oui je le suis sans maquillage... ma peau est bleuté... on remarque mon absence de sourcil et de lèvre... mais je n'y peux rien...alors arrête de me fixer ainsi... ça me met mal à l'aise... parce que tes yeux reflètent ma monstruosité... toute l'horreur que je suis...Au finale c'est moi qui détourne le regard... ça ne m'a pas enlevé ma nausée au finale...c'est même presque pire...

Alors encore une fois on me balance dans une cellule...Je peux sentir l'odeur de nicotine de ce "Doc"... Elle m’écœure encore plus... quelle horreur... quelle abominable odeur...quel homme affreux... Je le déteste déjà... et s'il continue à me trimballer comme ça je vais finir par ne plus me retenir du tout et lui vomir dessus! je veux l'insulter et hurler mais la peur me paralyse... Un homme allez me faire du mal... Je ne dois pas aggraver mon cas...

Une fois dans la cage je me laisse pousser à l'intérieur... A ma grande surprise l'étrange hybride masqué ne vint pas nous rejoindre...temps mieu pour lui en tout cas... Il a l'air assez mal comme ça...Si seulement je pouvais retourner sur ce lit... Un lit... ça fait depuis si longtemps que je n'ai pas dormi dessus... Je tombe lourdement sur le sol en me tenant le ventre...Urg... j'ai de plus en plus mal... mon ventre fait du bruit... je sent qu'il se tord...il ne peux pas digérer se qu'il contient... j'ai mal...j'ai mal... je dois recracher tous ça...mais j'ai peur qu'il s'énerve s'il a à tout nettoyer...Alors je me retiens comme je peux en silence...en souffrance...

Puis je sentis que l'on me soulevais à nouveau pour me plaquer contre le mur... je ravala rapidement la bile que j'avais dans la gorge... c'est dégoutant... Puis je le fixe vaguement...je regarde ses yeux rouges...Ils sont pleins de rages...de rages de vivre... lui il a encore envie de se battre pas moi... j'ai compris il y a bien longtemps qu'il ne fallait pas trop espérer parfois...Alors lorsque je sent qu'il y a une lame sous ma gorge je ne réagis même pas...je n'ai même pas peur de lui... Je n'ai pas peur des hybrides...je sais qu'ils sont comme moi... effrayé et perdu...

Il me parle de s'enfuir... ça me fait sourire... j'ai renoncer il y a bien longtemps à croire à tous ça... le laboratoire est un labyrinthe même pour moi...Il y atrop de garde et de scientifique pour toi petit lapin... méchant ou pas,je te sent bien incapable de faire du mal à autant de monde...regarde la preuve tu me laisses partir et tu t’excuses... Tu es juste fougueux et à bout de nerf comme nous tous ici... j'ai envie de te rassurer... parce que tu ne me fais pas peur...au contraire tu me fais pitié...mais dans le bon sens du terme...j'ai de la peine pour toi... tu as froid...moi j'ai trop chaud...je commence à avoir de la fièvre...

Alors je me relève parce que je me suis laissé glisser contre le mur... puis je titube un peu vers lui... je retire mon manteau avant que je le tache... Il est noir et assez long pour couvrir tes jambes...puis je me rappel à quel point ça m'a énervé que tu me menaces avec une arme... ce n'était pas très gentil... alors je lève la main dans un dernier élan d'énergie pour le baffer...la claque retentit... Aucune émotion ne s'affiche sur mon visage depuis tout à l'heure...et toujours pas maintenant...Puis faiblement je lui dis d'une voie à peine audible...

"Ne me menace plus jamais...je déteste ça...et je t'aide si je veux..."


Puis je laisse tomber mon manteau sur ses épaules...puis je m'éloigne un peu rapidement parce que je ne me sent vraiment pas bien!Je n'ai même pas le temps d'aller dans l'ombre que je tombe à genoux pour sentir la bile remonter dans ma gorge et s’étaler sur le sol en une flaque immonde...J'ai mal... je ne peux pas me retenir... mais si l'humain arrive il va se mettre en colère... et sa futur rage me terrifie! Alors je pleure en continuant à recracher mon estomac...je met ma main devant ma bouche puis ça ne s'arrête pas pour autant...Oh... j'ai tellement honte... j'ai l'impression d'être un enfant qui se cache lorsqu'il est malade...pour ne pas avoir de problème...Je tremble... je me sent de moin en moin bien... mais idée s'embrouille et tout tourne autour de moi...


Pitié...ayez pitié de moi pour une fois...
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MessageSujet: Re: "La liberté est choix." (pv Usagi, Gorgo, cobayes powa)   Mar 19 Fév - 17:20

Je m'étais affalé au sol lorsque, Doc et moi, on avait passé la porte de la chambre, en silence, pensant qu'il n'avait rien remarqué. Mais rien n'égale l'observation de Doc. Et il passa ses bras en dessous de moi pour n’emmener dans notre lit.
Le matelas de ce lit n'était pas spécialement gros ni spécialement confortable mais on s'y sentait mieux que par terre. Bien que le sol me rassurait.
Auparavant, lorsque Doc commença à s’intéresser à mon cas, il me mit dans une cellule appart, loin d'Ambroise. Dedans s'y trouvait un lit loin du sol, il y faisait chaud en dessous de la couverture en coton. Cette couverture était brune, sa couleur penchant vers le miel. Elle donnait, d'un point de vue, plus faim que l'envie de dormir. Le lit possédait un oreiller rempli de plumes blanches, douces, mais celui-ci n'était pas si épais, de toute cette chaleur quelque chose clochait lorsqu'on s'en approchait de trop prêt; les pieds métalliques étaient d'une froideur comparable aux tables d'opération. Ce lit prenait bien la moitié de la pièce. La moitié d'un refuge.
Je m'y cachais. Les scientifiques me prenaient pour fou car je ne l'utilisais pas comme eux l'utilisent. Bien-sûr que je sais à quoi sert un lit mais en dessous, on se sent si bien. Si protégé .
Doc vint se mettre à coté de moi, je sentis son souffle dans mon cou et il me serra les côtes en me happant à lui .
"Mh..."
Il commença à s'endormir. Sa respiration se calmait. Et ses poils du menton me piquaient le haut du dos. Son étreinte m’empêchait d'enlever mon pantalon, m'obligeant à être mal à l'aise.
Doc s'endormit.
Ses bras se desserrèrent et je me faufilais vers le haut, retenant mon pantalon qu'il ne tombe pas pendant mon exile. Une tout de même courte exile car je revins vite dans le lit, face à Doc, un T-shirt trop grand sur les épaules. Ses yeux étaient détendus et sa bouche tombait. Dans les bras de Morphée, il avait un visage presque enfantin. Si on enlevait ses poils mal-rasés qui demain disparaissont. Doc n'aime pas les poils, ça m'est connu. Jamais je n'aurai de barbe ni de moustache, ce qui me déplaît guère. Il grogna dans son sommeil et se retourna. Son dos me défia, je me détendis lentement et m'endormis.
Un bruit me réveilla, je pestai.
Avec, en tête, de me rendormir.
Mais le bruit recommença.
Je zieutai la pièce, cherchant un quelconque animal que j'allais écraser d'un pied.
Mais rien de suspecte ne vivait dans cette pièce.
De plus, lorsque mes yeux se sont refermés pour retrouver le sommeil, que je ne trouvai pas. J'avais besoin de me dégourdir les jambes. Ou au moins boire un verre d'eau.
Je regardai le visage de Doc, dans l'espoir qu'il n'était pas réveillé. Bien endormit mon scientifique. Je le regardai un instant en l'escaladant doucement, en essayant de ne pas lui faire ouvrir les yeux. Il grogna, ma respiration se coupa et le stress monta, il grogna puis se tourna en prenant toute la couette. Et son visage se détendit.
Je soufflai et posai un premier pied au sol, froid, sans stupéfaction. Un deuxième pied, puis un premier pas. Je me dirigeai sans grande difficulté jusqu'à la salle de bain.
La glace me renvoya mon visage fatigué. Je remarquai que mon masque ne m'avait pas suivi, et je passai ma main sur mes lèvres.
Le bruit recommença. Non, pas le même bruit.
Un bruit claquant.
J'engloutis mon eau et me diriger vers ce qui m'intrigua.
La cage des deux hybrides. J'en entendis un chuchotement;
"Ne me menace plus jamais...je déteste ça...et je t'aide si je veux..."
Je fis un pas en avant, celui ci ne résonna pas, mes pieds nus touchaient le sol glacé et mon souffle s'accéléra.
Je touchai les barreaux de leur cellule, en ouvrit doucement la porte et dis;
"L'aider pour quoi?"
Mon regard se fit accusateur presque menacent. Avant que je ne voie le pauvre hybride sur le sol, son repas à terre dans une flaque immonde. Je ne pensai pas à moi à ce moment là, je ne pensai pas à ma caché le nez de l'odeur ou autre. Je me précipitai à lui, prenant bien soin de ne pas le toucher.
"Tu veux un verre d'eau?" chuchotais-je hâtivement. Je le regardai pendant près de deux secondes, et n'attendait, à vrai dire, aucune réponse. Juste ce petit quelque chose dans ses yeux noirs comparables aux ténèbres qui fit que je ne pouvais que l'aider.
Je me précipitai au lavabo de la salle de bain, rempli deux fois le verre en plastique blanc avant d'avoir de l'eau bien froide. Je pris un gant de toilette que j'humectai d'eau aussi fraîche que l'était celle du verre. Et je me précipitai en revenant à la cellule, au passage en renversant un peu d'eau sur mon T-shirt qui était mon seul vêtement sans conter mon sous-vêtement noir. C'est alors, qu'en posant le verre d'eau à coté de sa tête collée au bitume que je remarquai sa peau mauve. Était-ce une maladie? Est-ce qu'il était malade au point que sa peau change de couleur? Je le regardai avec plus de tendresse que de précipitation à présent et je mis le gant de toilette mouillé sur son front brûlant.
Alors je lui dis ce qu'Ambroise m'avait dit, lorsqu'elle était partie et qui m'avait fait tant de bien;
"Tout ira bien, je te protégerai."
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Euryale Gorgo
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MessageSujet: Re: "La liberté est choix." (pv Usagi, Gorgo, cobayes powa)   Mer 20 Fév - 22:47

Euryale se sentait partir puis... en un instant il repensa à toute sa vie,toute sa souffrance, toute ses peurs... il se rendit compte que peut importe où il cherchait dans ses souvenirs il n'y avait que désespoir et la tranquillité y était introuvable... il n'y avait que pleure ,cri de terreur ,sang ,tristesse ,cadavre, blessure, maladie... il arrêta sa liste... trop longue... Pourquoi? Pourquoi lui? Il voulait être comme tout le monde! Heureux! Juste un peu... un instant... juste un cour moment...pour sourir sincèrement à quelqu'un qui ne lui voulait que du bien... qui ne le frapperait pas... qui ne lui voudrait pas de mal...

Tout est flou dans ma tête.Ma gorge,Oh, ma gorge me fait mal...elle est sèche et j'ai en plus ce gout insupportable de ce que j'avais dans l'estomac à l'intérieur... La seul et unique fois où j'ai ressenti une pareil douleur pendant une maladie c'était lors du seul et unique anniversaire que j'ai fêté. Mon dixième anniversaire...Le directeur de tout le laboratoire en personne était venu me le souhaiter se jour là! Il m'a félicité d'être encore en vie, il m'a offert un gâteau et une petite console portable bleu. Je ne me rappel plus très bien parce que je n'ai jamais pu jouer avec, mon père me l'a prise des mains furieux. Puis il a demandé au directeur de parler en privé avec lui. J'ai attendu un moment j'ai mangé un peu du gâteau qui m'a tout de suite écœuré alors j'ai reposé ma cuillère un peu barbouillé. Puis le directeur est passé devant moi d'un air grave et n'est plus jamais passé me voir depuis. Mon père est arrivé et il s'est mis très en colère. Il m'a insulté et m'a obligé à finir la pâtisserie toute entière. J'ai vraiment était très malade ensuite pendant longtemps, je pense que je classe cet événement de ma vie dans les pires, juste avant la fois où l'on m'a crevé l’œil et fait cette cicatrice et juste après celle où l'on m'a arraché une dent sans anesthésient. Ma vie est vraiment pathétique, et encore je n'attire même pas la sympathie des autres puisque personne ne s'attarde jamais sur moi.

Pourquoi...Pourquoi personne ne m'aide!? Je ne vous ai rien fait alors pourquoi? Je ne le mérite pas! Je veux juste... pour ma gorge...elle me fait si mal! Je suis un hybride aquatique j'ai besoin d'eau!Je voudrais juste... Je vous en prie...Je veux ...

"Tu veux un verre d'eau?"

J'ouvre les yeux en grand et regarde d'où provient l'impensable. L'hybride de toute à l'heure. Celui qui couchait avec son maître, ou plutôt que son maître violait. Il me regarde avec un regard plein de compassion. Il va se moquer de moi? Il va me frapper? Non il m'apporte un verre d'eau! Ce que personne ne veut me donner depuis un moment! Il le pose délicatement à côté de moi. Puis il pause quelque chose de froid sur mon front brulant. Il s'occupe de moi? Alors que je le connais même pas? C'est mon sauveur!Un être aussi gentil ne peut pas exister à part dans mes rêves les plus fous...mais j'ai envie d'y croire!

Après avoir bu rapidement le contenu du verre qu'il m'avait apporté je me sentit nettement mieu! J'avais moin chaud, même si j'aurais pu avaler des litres et des litres d'eau, ma gorge ne me faisait plus mal, mon ventre se tordait encore un peu mais j'allais bien... bien mieu que tout à l'heure! Je m'allonge sur le sol frai... ça me calme un peu. Je pense ne jamais avoir ressentit ça avant. Je suis content... Reconnaissant...Merci.

"Merci beaucoup... tu es mon sauveur du jour... Je m'appelle Euryale Gorgo! Et toi?!Je veux savoir ton nom!"


Puis je me rappelle du lapin. Si moi j'avais été aidé par lui, alors il aidera le lapin qui va si mal lui aussi non? Alors je me redresse pour attraper le colle de mon sauveur et lui dire d'une voie faible mais paniquée:

"Le...le lapin! Le lapin a froid je lui ai donné mon manteau mais il ne va pas bien! Il a froid!Il va être malade!S'il te plait aide le aussi!"


Mes paroles son flou, mes pensées sont trop dispersées par la chaleur qui me traverse, mon ventre me força à me rallonger au sol. Puis je me mets de côté vers lui.

"Dis moi lapin? Tu veux sortir d'ici? Mais est-ce que tu as quelque chose de meilleur qui t'attend dehors? Est-ce que tu as...un maître aimant?Un foyer? Je me demande ce que ça doit faire d'avoir tout ça...tu en as de la chance..."


Est-ce que je délire? Mes idées ne sont plus claires...mais une seule chose est sûre... Le lapin est plein d'espoir, moi aussi j'ai envie de retrouver cet espoir perdu... s'il te plait lapin...Donne moi une chance d'espérer à nouveau. J'ai envie de pouvoir vivre au moin une fois dans toute mon existence un bonheur aussi simple que de recevoir un verre d'eau quand on est malade à nouveau! De pouvoir être libre un instant et ne pas ressentir la peur de retrouver son maître. Moi je sent que tu peux m'apporter tous ça à la fois lapin!

Je me rend compte que l'appeler lapin n'est pas très poli... Eux il ne m'appelle pas méduse! Alors je tends faiblement la main vers lui.

"Dit...Je m'excuse de t'avoir frappé...Moi c'est Euryale Gorgo! Dit...C'est quoi ton nom lapin? Que je ne l'oublie jamais aussi! Ni le tient ni celui de mon sauveur!Si tu veux sortir je t'aiderais..promis!"


En ce moment précis je me sent bien. Je sourie, un peu ,mais je sourie! J'ai l'impression d'avoir rencontré des personnes qui peuvent me comprendre...J'ai l'impression de n'avoir jamais eut cette chance de toute ma vie... Est-ce que le lapin à raison? Est-ce que nous pourrons être en liberté dehors un jour?

Spoiler:
 
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