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 Comment ça, c'est pas normal ?

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MessageSujet: Comment ça, c'est pas normal ?   Mar 26 Mar - 19:07

-Des gaufres !!! Qui veux des gaufres ?!! Sucrée et chaudes !!!
L’odeur du sucre agressait mes narines, alors que j’observais le marché de loin. Le tumulte de la foule me faisait un peu paniquer mais le sujet de mon envie était juste sous mon nez. Il était si proche… Mais comment le prendre sans se faire remarquer ?! Il voyait de tout, des maîtres, des hybrides… accompagnés bien sûr de leurs possesseurs.
Je regardais quelques hybrides faire piteusement la manche sur les trottoirs, implorant la générosité inexistante des passants. Le froid brûlait leurs membres atrophiés, leurs chaires estropiées… Leurs doigts, leur nez et leurs orteils étaient violets face aux vents glacials. Je serrais mon tee-shirt de peine, protégeant mon ventre des courant d’air. Je regardais mes mains une dernière fois avant de prendre ma décision. Je le ferais.
J’avançais peu à peu dans la foule, alors que les humains se retiraient de mon chemin de peur d’être sali par ma peau gluante. Mais les autres hybrides cachèrent mon existence pendant quelques secondes durant lesquels je me glissais sous une des bâches qui recouvrait les tables faites à la vas-vite pour supporter les marchandises. Les pavés étaient lisses, graciant mes pieds des douleurs du macadam rugueux. Je restais accroupis pendant un moment, attendant que mon cœur se soit calmé. Il fallait que je le fasse. Restant à quatre pattes, j’arpentais le dessous des tables, évitant les pieds, ou les cagots jetaient sous celles-ci. L’odeur de poisson remplissait déjà mon nez alors que les bleues et les coupures se multipliaient sur mes pieds et mes jambes. Je les entendais vendre à la criée.
-DU POISSON !!! QUI VEUT DU POISSON ?
Mes lèvres s’étirèrent dans un sourire… Enfin, je les ait trouvé. Maintenant que je les avaient repéré, il restait a attendre un moment d’inattention de leur part. Je savais qu’il était bientôt midi, et que les marchands allaient remballés. Je savais aussi que beaucoup de client venaient dernière minute car les lève-tôt n’existent pas. J’attendis encore un peu, fermant les yeux.
Un bruit de pas vint. Ils étaient pressés, nombreux et bon client. Parfait. Glissant mon bras hors de ma cachette, je palpais la surface du tableau de travail. Et voilà. Je regardais ma prise. Je lissais la surface, brillante bien qu’un peu sanglante. Mais ce n’était pas mon sang. C’était celui des poissons.
Oui, ce couteau ferait très bien l’affaire.
Ce n’était pas la première fois, ni la dernière. Je déglutis à la douleur future, mais je devais le faire car voir cette chose me torturé mentalement. Il fallait qu’elle disparaisse. Et je savais comment procéder. Je regardais de nouveaux mes bras d’un air conquérant, oui j’avais gagné. Cette peau allait disparaître, se décrocher de ses membres ! Je sentais mon cœur battre dans mes tempes par mon excitation. Je rangeais le couteau sous mon tee-shirt, camouflant la lame en la collant contre mon ventre creux.
-Qu’est ce que tu fait là toi ?!!!!
Je sursautais face à ce cri qui m’était destiné. Me cognant la tête sur la planche en voulant me relever, j’évitais de peu le coup qu’il allait me porter.
-Désolé !!
Je le repoussais de toutes mes forces loin de moi et courut hors de ma cachette pour courir vers une rue annexe. Je sais que ce marchand ne me suivra pas, car pour cela, il devrait passé devant le banc des hybrides juger « hors service ». Ils leur font peur… A moi aussi. Je sais que quand je serais « vieux », je grossirais leur rang. Mais ça fait bien trois ans que je n’ai pas changé, ni de visage , ni de taille… Je ne change pas, mais je n’imagine pas que je ne sois pas contaminé par la vieillesse un jour. C’est pourquoi j’ai peur de faire parti de ces pauvres gens paumés, quémandant et vivant aux crochets des passants en quête de bonne conscience.
Je cours encore un peu avant de ralentir progressivement. Il ne m’a pas suivi. Je sors l’arme qui durant ma course m’a un peu entaillé le ventre. Ca ne me fait pas mal, ou si peu. Ce n’est qu’une écorchure. Je m’inquiète par contre de la tache pourpre qui se forme sur mon tee-shirt. Je ne veux pas me faire remarqué, mais avec un vêtement taché de sang, c’est bien plus compliqué.
Je regarde la rue de long en large, personne. Mais je ne pas pas faire ça ici. Je risque de laisser des traces, et je sais qu’il ne faut pas faire de saleté, même parterre.
Un endroit ou je pourrais le faire, et ou il y a un évier… Je regarde au coin de la rue, cherchant un endroit pour ma manœuvre. Puis, je vois ce panneau.
Piscine municipale de Kichitown → A 50 mètre
Dans les piscines, il y a des cabines, des douches et de l’eau… C’est impeccable pour ne laisser aucune trace de sang.
Remettant le couteau ou il était, c’est à dire sous mon tee-shirt devenu poisseux, je sors de la ruelle sombre pour courir vers le hall de la piscine. L’entrée est payante, mais en faisant le tour, je vois une fenêtre minuscule qui donne sur les toilettes.
Je pense que mon visage souris, alors que je jette la lame dans l’entre bâillement de l’ouverture salvatrice. Après que le couteau soit passé, c’est à mon tour de m’engouffrer dans le bâtiment de la piscine municipale. On est Mardi matin, il n’y a personne. En tout cas, il n’y en a pas dans les toilettes, car j’entends le cri de jubilation des enfants qui patauge dans l’eau.
Je reprends la lame qui a glissé jusque sous la faillance jaunis des éviers. Il n’est pas abimé. Tant mieux, il faut qu’il soit bien aiguisé.
Je me mets devant un des éviers, une sorte de grands bacs blancs et profonds. Devant moi un miroir où je vois mon reflet. Je recule d’un coup, me reconnaissant a peine sous la couche de crasse qui recouvre mon visage. Bien que je ne sois pas un fervent admirateur des miroirs, je savais a quoi je ressemblais, même si je les fuyais comme la peste.
Je fixais un moment le couteau, me demandant si je ne ferais pas mieux de couper mon visage. Je pourrais peut-être me dessiner des sourcils ? Un trait au dessus des yeux du bout du couteau ?
Je pose ma tête contre la surface réfléchissante, me fixant plein de dégout. Je dois m’occuper de mes bras pour l’instant. Je dois rester calme pour ne pas me faire mal, je le sais. Je tend l’oreille. Non, personne dans le couloir.
Je pose ma main sur le fond du bac et commence l’opération. La lame froide se pose délicatement sur le creux de mon coude suivant la courbe de mon bras avec une légère inclinaison, juste pour attraper cette membrane transparente qui tombe en lambeau sur le blanc de l’évier. Ca ne me fait pas mal, pas trop. Des fois, des pas résonnent, je panique, je m’écorche. Encore du sang. Ce n’est pas grave. Les gouttes écarlates commencent à fleurir de ma peau malmené et gouttent sur le blanc de l’évier. Encore du sang. Je passe à mon second bras. Même inclinaison, plus hésitante vu que je dois le faire avec mon autre main. C’est laborieux mais je parviens a tous enlever avec seulement une quinzaine d’écorchure sur mon bras droit.
Je passe a présent à mes doigts. C’est bien plus difficile et bien plus sensible. Je le fais minutieusement et c’est finit. Je ne pourrais plus me servir de cette main pendant quelques heures, pas tant qu’elle n’a pas de bandage. Mais je trouverais bien une serviette de bain oubliée qui remplirai cette fonction. Ma seconde main reste comme elle est pour l’instant.
J’ouvre le robinet à fond pour qu’il emporte les résidus de membrane et le sang qui tache le fond laissant une trace rouille qui ne part pas. Mes bras sont normaux, ils ne sont plus poisseux de cette substance gluante. Je souri. Mais je n’en ai pas terminé.
J’enlève mon tee-shirt et enroule mon bras gauche dedans. Il était déjà poisseux d’abord.
Je respire et glisse ma tête hors des toilettes pour inspecter le couloir. Il est vide, sans personne. Les cabines de douche sont juste en face. J’y fonce, finissant dans une cabine vide et toute propre. J’y découvre une serviette non utilisé et un gel douche. Je les prends et repart dans la cabine d’a coté, elle aussi inoccupé. La porte est fermée, le loquet baissé… Je soupire de bonheur.
Je déballe mon bras et regarde mon tee-shirt souillé de pourpre. Puis regarde la douche.
J’ai si peu l’occasion de pouvoir me laver que j’en suis tout heureux. Enfin, une douche !!! J’appuis sur le bouton de métal pour recevoir de l’eau glacial sur le bras. Je retiens un cri de douleur. Le jet est si fort que j’ai l’impression que des aiguilles transpercent ma peau ensanglantée. Mon sang s’écoule de mon bras pour finir dans les égouts, puis je lave mon tee-shirt avec le gel douche, et finalement je me jette sous l’eau glacée après avoir retiré le reste de mes vêtements. La crasse, la poussière, le sang se mélangent dans un ballet calme pour disparaître eux aussi, découvrant ma peau blanchâtre au niveau de mes pieds boueux.
Je grimace quand j’arrive a mon ventre, où le gel embrase mes chaires tranchées, ce n’est pourtant pas profond. Je prend mon tee-shirt, le regarde. Il n’a plus vraiment de trace de sang appart quelques fragments rouille qui s’accrochent désespérement aux fibres textiles. Me rhabillant, j’enroule la serviette autour de mon bras. Pas la peine de me sécher, le vent le fera à sa place. Puis je sors. Trop vite.
Dans cet élan de joie, je n’ai pas écouté le couloir. Quelqu’un s’approche et moi, je panique au milieu du carrelage. Alors que je décide de foncer vers les toilettes, mes pieds trempés dérapent et me font rencontrer le sol.
-Aie !
Ce cri sort de ma bouche, rameutant la personne qui m’avait fait paniquer. J’essaye de me lever le plus rapidement possible, laissant la serviette en sang au sol ainsi que des traces sur le carrelage. Je sens que l’on me fixe. Je lâche alors le couteau qui tinte sur le sol, créant un bruit morbide. Cette personne était juste derrière moi…
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Ai Enigma
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MessageSujet: Re: Comment ça, c'est pas normal ?   Mer 27 Mar - 13:56

Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque je m'éveillai de mon sommeil agité. Il devait être près de midi, mais même éveillée, mes yeux restaient obstinément clos. J'avais peur. Trop peur d'affronter le jour suivant, certainement empli de ce doute infini qui me terrassait continuellement. Ce doute énorme qui me disait, au fond de moi, que tout ce que je connaissais, tout ce que j'avais vécu n'était qu'un rêve. Un rêve géant qui aurait duré toutes ces années. Toutes ces années, à présent perdues.
Un son aigu acheva de m'éveiller. Lentement, mes yeux s'ouvrirent. Il fallait que je passe au-dessus de tout cela. Mais parfois... J'avais juste l'impression que tout m'échappait, et que jamais je ne sortirais de ce trou sans fond. Il m'arrivait de ne plus avoir la force de faire quoi que ce soit.
Pas à pas, je descendis l'escalier de la grande maison vide.
Think of something else, dude.
Mais quoi donc...?
J'attrapai un morceau de brioche, et tout en le mangeant, je sortis.
Sans vraiment savoir où mes pas allaient me mener, je marchai, au hasard des rues de Kichitown, cette ville si étonnante. Je me pris à errer entre les stands d'un marché qui était sur le point de fermer ses portes.
Mes pas me menèrent jusqu'à la piscine du coin.
Natation... Je n'étais pas une lumière. Mais je dois reconnaître que c'est plutôt pas mal pour se changer les idées et se relaxer. Je ne pensais à rien, je réfléchissais à peine. Poussant la porte de verre, je remarquai un magasin vendant des maillots de bain. J'en achetai un, payai l'entrée aux bains et pénétrai dans un couloir désert, en quête des vestiaires, ou de quoi se changer.
Voyant une porte surmontée d'un signe qui semblait être un pommeau de douche, je me dirigeai à petits pas vers l'endroit. Quelqu'un en sortit, et je marquai un arrêt. La personne devant moi avait un tee-shirt taché de sang. L'inconnu sembla paniquer à ma vue. Il voulut courir je ne sais où, mais ne réussit qu'à déraper sur le carrelage et s'étaler de tout son long. Je m'approchai, curieuse, et inquiète de savoir si l'inconnu était blessé. Je me penchai, et remarquai qu'il avait quelques écorchures sur les bras. Je sortis mon carnet afin de lui demander s'il allait bien, mais un détail attira mon regard.
... Des spaghettis rouges...
Je reculai. Je le connaissais. Enfin, connaître est un bien grand mot pour une si petite rencontre. Je l'avais vu avec ma sœur, un jour, alors qu'elle trouvait étrange qu'il y ait une odeur de "poisson". Enfin non, ce n'est pas du poisson, m'a-t-elle dit, c'est un amphibien bizarre, mais je sais plus le nom. Un truc qui vit dans l'eau en tout cas. Je lui avais souri. Au bout d'un moment, prise d'une illumination, ma sœur avait sorti "Un Axolotl !", m'avait-elle dit, mais quel hybride bizarre... Il a des espèces de trucs gluants rouge à la place des cheveux... Un peu comme des spaghettis. Il m'avait fait un peu peur... Mais d'un autre côté j'étais curieuse. Avec ma soeur, nous lui avions parlé. Je ne me souviens pas très bien... Mais je suis à présent dans l'incapabilité totale de me souvenir de son nom. Tout comme cette discussion qui reste floue.

La foulée de souvenirs qui m'envahit alors me donna le tournis, et je dus m'appuyer contre le mur pour ne pas sombrer. Mon carnet tomba, et je manquai pleurer.
Bien sûr, il ne me connaissais pas. Il ne peut pas se rappeler de quelque chose qui n'est jamais arrivé, n'est-ce pas ? Mais je ne devais pas abandonner, pas maintenant. Et puis quoi, ce n'était qu'une petite discussion, il pouvait très bien l'avoir oubliée même si elle avait eu lieu.
J'inspirai un grand coup et ramassai mon carnet, tout en essayant d'effacer l'image de ma sœur qui surgissait dans mes pensées.
Tout me semblait bizarre. J'avais l'impression d'être dans un rêve, mais justement j'étais enfin réveillée. Malgré la tristesse, l'inexplicable et l'énorme impression de vide, je devais aller de l'avant. En souriant.
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MessageSujet: Re: Comment ça, c'est pas normal ?   Jeu 11 Avr - 12:24

J’étais a terre… Le sang s’écoulé le long du carrelage, alors mon regard se perdait dans le plafond. Je sais que quelqu’un est derrière moi. J’entend un bruit.. Un truc est tombé par terre, je crois.
Bon… Je réfléchis.
Je suis couvert de sang, dans une piscine ou les hybrides ne peuvent pas entrer, avec un couteau… Et une humaine juste a coté !!!!!! Je fais quoi, je fais quoi, je fais quoi ?
Je sentais mon estomac se dissoudre, mes entrailles se tordre sous le stress colossal que me provoquer cette situation. Mes muscles tétanisés parvinrent cependant à bouger pour que je puisse me retourner. Allonger maintenant sur le sol, je plongeais ma tête vers le sol pour déblatérer :
-Jesuisdésolévraimentnefaites…
Mes mots devenaient un charabia incompréhensible alors que je relever lentement la tête pour voir mon interlocuteur. Relevant la tête, je vis que c’était un carnet qui était tombé et non une arme potentielle. Je continuais de lever le visage pour voir l’humaine qui se tenait là.
Une jeune fille aux cheveux noirs. Vu d’ici, je ne pouvais deviner ni son âge, ni sa taille. Je ne pouvais savoir si je pouvais me défendre si elle m’attaquait. Je ne devais pas être là, donc c’était logique qu’elle veuille me frapper. Mais avec mes bras ensanglantés, je devinais que la douleur serait multipliée si un coup les touchés. Sinon…
Je regardais derriére moi pour mesurer la distance entre moi et les toilettes. Je pouvais toujours me glisser dedans, fermer à clef et m’enfuir par la fenêtre… Mais si elle me recroise, elle me reconnaitra ? Non, elle n’irait pas jusqu'à appeler la police… Et si elle le faisait ? Je devrais peut-être la faire taire ? Non, trop risqué, puis je ne devait pas faire de mal à un humain, quel qu’il soit.
Je retournais vers la jeune humaine, regardant sa réaction. Elle était pâle, a moins que ça ne soit sa couleur naturelle… Elle s’était écrouler sur le mur qui était a sa gauche. Un malaise ?
Me mettant sur les genoux, je ne la quitter pas des yeux, me demandant quelle démarche entreprendre.
Partir et courir le plus loin possible !!!!!
Non, c’était pas possible de la laisser là alors qu’elle avait peut-être besoin de quelqu’un. A moins que c’est a cause de moi qu’elle ait ce vertige ?
Cette pensée me fit me crisper à l’idée des coups encore plus violents que je pouvais recevoir. J’enfoncer ma tête dans le carrelage blafard et rouille pour crier un :
-JE SUIS DESOLE !!!! Je m’en vais tout de suite !!
Je regardais le sang sur le sol qui avait dût l’effrayer. Rien que mon visage avait pus lui donner un haut le cœur, alors avec ce couteau et le sang, je trouvais cela bien courageux de ne pas être partir en hurlant. Je lui étais déjà reconnaissant de ne pas m’avoir attaquer maintenant, ou bien d’avoir ramasser le couteau pour me l’enfoncer dans le ventre. Ventre qui gargouilla autant sous l’influence de la peur que par le manque de nourriture. Je passais mes mains sanglantes sur le sol, essayant d’effacer les plaques écarlates alors que je faisais que de les étaler un peu plus sur le lieu.
-Je m’excuse pour ce désordre, je ne voulais pas vous effrayer !!!
Alors que je récupérais le couteau, je ne vis pas de mouvement de la part de l’inconnue. Elle devait toujours se sentir mal-à-l’aise face au spectacle pitoyable que je donnais. Pourquoi mon sang n’était pas transparent, zut !!!
Enroulant l’arme dans la serviette imbibée de sang, je l’observais une dernière fois. Elle était toujours livide… Elle ne faisait pas un geste.
Je me levais d’un coup pour me diriger rapidement vers ma sortie de secours pour me ressaisir. Je devais agir. Je déposais lentement mon paquet au sol pour me diriger prudemment vers elle.
Un pas. Rien ne se passe. Un second… Toujours rien. Un troisiéme ? Pas d’injures.
Je décidais pourtant de laisser une bonne distance de sécurité entre nous. Elle devait être maintenant a trois mètres de moi.
-Vous allez bien mademoiselle ? Pardonnez moi si je vous ais fait peur, je ne voulais pas… Heu… Je suis désolé, j’ai aussi sali le sol, pardon…
Mes mots ne semblaient ne pas vouloir sortir. Je devais être prudent, car mon état ne me permettait pas de recevoir des coups sans avoir très très mal.
-Je… Je vais partir ne vous inquiétez pas… Je ne .. Heu… Ravi de vous avoir rencontré !
Je me retournais pour repartir, pensant déjà que j’allais être poursuivi comme un malfrat pour attaque sur humain, effraction dans un lieu public et dégradation de locaux. J’avais comme concept de ne pas laisser de trace sur mon passage, comme ça, les gens ne voyaient pas ce que j’étais. Il n’était pas dégouté, donc je ne l’étais pas. Ils ne voulaient pas voir l’horreur que j’étais et moi non plus. Je ne voulais pas que l’on me voit… Car je ne voulais moi-même ne pas me voir.
Mais dans une ville ou toutes vitrines reflètent votre image, il est dur d’évité sa propre laideur bien longtemps…
Ma main se mit sur la poigné, prés a disparaître du champs de vision de cette humaine quand le sol me rattrapa... Encore. Mon visage entra en conflit avec la porte des W.C, me brisant le nez. Enfin... Le peu de nez que j'avais.
Je hais le carrelage!!!
J'étais après dos a l'humaine, a genoux, le nez en sang. Je salissais encore plus. J'avais fait du bruit. Je n'était pas partis. J'allais me faire tuer pour toutes ces fautes commises en quelques secondes.
A genoux, je me tournais vers elle, espérant de la clémence de sa part. Mettant mes bras sanglant comme ultime barrière, je ne pus que bafouiller...
-Je suis désolé, vraiment. Me frapper pas s'il vous plaît!
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MessageSujet: Re: Comment ça, c'est pas normal ?   Ven 12 Avr - 10:22

Lentement, j'effaçai le souvenir flou qui ne cessait de resurgir. Cela me posa quelques problèmes, après des jours et des jours essayant de ne penser à rien. Je restai un moment les yeux fermés. Du noir... Du silence... Rien. Un trou noir dans lequel j'essayais de me réfugier, encore et encore.
Il y eut un bien un bruit. Un bruit sourd, flou, auquel je ne prêtai pas attention. Puis plus rien. J'ouvris lentement les yeux, plus ou moins décidée à affronter la réalité. Les yeux ouverts, je me détachai du mur auquel je me cramponnais pour ne pas tomber et relevai la tête. L'hybride se tenait à quelques mètres de moi. Je ne sais s'il était effrayé ou juste prudent. Il me fallut quelques secondes avant de me rendre compter qu'il parlait. Je sortis alors complètement de ma torpeur.
- ...selle ? Pardonnez moi si je vous ais fait peur, je ne voulais pas… Heu… Je suis désolé, j’ai aussi sali le sol, pardon…
Peur ? Sali ? J'avisai la tache de sang étalée au sol, à laquelle je n'avais pas vraiment prêté attention. Etait-il blessé ? Il semblait confus. Ou autre chose... Je ne savais pas trop. Je ne savais pas quoi répondre non plus... Je me mis à farfouiller frébilement dans ma poche, en quête d'un stylo.
-Je… Je vais partir ne vous inquiétez pas… Je ne .. Heu… Ravi de vous avoir rencontré !
Je relevai la tête, pour voir l'amphibien tomber contre la porte des toilettes. Le carrelage était vraiment glissant, et nous étions dans une piscine. C'en était presque ironique. Du carrelage glissant dans un bâtiment constamment mouillé. Eh bien, si l'hôpital souhaitait de nouveaux patients c'était gagné !
Trêve de plaisanteries. L'hybride s'était sans doute fait mal. Ce n'était pas rien de se prendre une porte dans le nez tout de même. Comme je l'avais fait, une fois, à trois ans, lorsque ma sœur avait trop bien nettoyé la vitre de la verrière.
Je m'approchai (oubliant mon maillot neuf tombé au sol) en prenant garde à ne pas déraper à mon tour sur le sol, et en contournant la partie sanglante. Arrivant près de lui, il plaça ses bras - sur lesquels je pus voir de multiples coupures - devant lui, comme pour en faire une barrière entre lui et moi. Avait-il peur...?
- Je suis désolé, vraiment. Me frapper pas s'il vous plaît!
Désolé...? Mais qu'avait-il fait de mal ?
Je ne voyais pas. Comme si quelque chose m'échappait... Comme tout, en réalité. Tout m’échappait, depuis ce jour.
Il était vrai, que cet hybride n'était pas commun. Des mains palmées, des cheveux qui n'en avaient pas l'air... Un nez minuscule et des yeux aux couleurs inversées qui semblaient être passés au mode "négatif" d'un logiciel de photo. Ce n'est pas le genre d'hybride pour lesquels les gens se bousculent dans une animalerie.
Animalerie...
Traiter les hybrides, qui était tout de même des êtres humains, différents mais humains, comme des animaux de compagnie. Like pets. Dans toute l'histoire, il y a des humains différents considérés comme des sous-hommes. Ma sœur est humaine ! La preuve je le suis aussi. Il n'y a pas de différence. Et tous ces gens, ces gens dont la couleur de peau est différente, ils ont eux aussi été traités comme des esclaves. Mais ils étaient, et sont toujours humains.
Je m'accroupis près de l'amphibien, sorti mon stylo que j'avais enfin trouvé, et je comblai ma voix défaillante par l'écrit, doutant fortement que la personne devant moi connût la langue des signes.



Je ne frappe pas les gens...
Qu'est-ce
Ne te ballades pas avec ces vilaines blessures. C'est dangereux.
J'avais failli lui demander ce qu'il lui était arrivé, mais j'avais barré le début de ma question en pensant que ce n'étaient pas mes affaires. Je posai mon carnet à côté de lui, et partis en direction des lockers. J'y trouvai une boîte de premiers secours fermée à clef. Seriously...? J’attrapai ce qui me tomba sous la main, c'est-à-dire... un extincteur... Et je brisai la serrure avec, avant de le remettre en place.
J'attrapai un sachet de coton, de bandages et une bouteille d'un désinfectant quelconque et retournai auprès de l'axolotl. Je m’agenouillai devant lui, et n'osant pas le soigner moi-même, je lui tendis le contenu de la boîte de secours.
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MessageSujet: Re: Comment ça, c'est pas normal ?   Mer 24 Avr - 18:40

Les bras levés, j’attendais un coup qui ne vint pas. Je sentais du sang s’écouler par gouttelettes sur ma peau blafarde, lui donnant au passage un peu de couleur. Si il avait été transparent, il n’aurait pas rougit ma peau de la sorte… Finalement, j’aimais bien l’éclat rougeâtre de ce sang qu’était le mien. Je restais dans ma position, effrayé par la possibilité qu’elle change d’avis et se défoule sur moi.
Mais rien ne vînt encore.
Elle n’allait vraiment pas me frapper, m’insulter ?
Je l’entendis alors fouiller, gratter, mais je n’osais regarder ce qu’elle faisait. Gardant la position de défense, j’attendais d’entendre sa voix avant de bouger ne serais-ce qu’un muscle. Mes bras piquaient, agressés par l’air charger de chlore et d’acide d’entretient. Ces odeurs me faisaient froncer le nez, geste qui fut récompensé par une douleur foudroyante, et un grimace de ma part.
Ca fait mal.
Je retouchais lentement mon nez souffrant quand la jeune fille posa quelque chose sur le sol pour ce déplacer. J’osais un œil sur son dos. Elle semblait frêle, mais comparait a elle, je n’était pas non plus un géant. Je ne me risquais pas à faire un geste qui pourrait entre jugé agressif.
Prudent, je tendais la main vers l’objet au sol qui se révéla être un carnet. Celui qui était tombé, je pense.
Un écriture courbée et bien lisible y reposée. Alignée.
Je ne sais pas très bien lire, mais les phrases simples furent compréhensibles pour moi. J’avais apprit un peu, mais le strict minimum.

Je ne frappe pas les gens...
Qu'est-ce
Ne te ballades pas avec ces vilaines blessures. C'est dangereux.


Les mots « je ne frappe pas les gens » me rassurèrent mais me fit mettre un doute. Voyait-elle que j’étais un hybride ? Comprenait-elle que je n’avais pas le droit d’être ici ?
Cependant, le fait qu’elle écrive au lieu de parler me soulageait un peu. Les voix me faisaient souvent mal aux oreilles. Rien de grave, mais ce n’était pas agréable. Même pas du tout.
Cette jeune fille devait être muette. Et elle ne parlait que par le biais de ce carnet et de ce stylo.
Je ne touchais pas trop le papier écrit, de peur de le salir. Mes doigts répandaient un peu plus de sang, traçant chacun de mes mouvements. Je retirais brusquement ma main, de crainte qu’elle ne comprenne que j’avais approché son bien.
Soudainement, un bruit sourd m’arracha de mes pensées, faisant vibrer mes tympans de douleur.
J’aplatissais de suite mes paumes sur mes oreilles, espérant naïvement épargner mes écoutilles de ce tintamarre. Un second bruit métallique me parvint ainsi qu’un roulement sur le carrelage. J’ouvrais les yeux, clos par la peur et la surprise.
Je vis un casier brisé ainsi qu’un extincteur sur le sol. Les carrés blafards avaient explosé sous l’impact, laissant une trace indélibile de notre passage. La porte de zinc était plié sous le choc… Je devais me méfier d’elle… La jeune fille brune semblait plus forte qu’il ne paraissait.
Je la fixait, inquiet de sa prochaine action, mais la note me revint en mémoire. Elle disait que je ne devais pas me balader avec des blessures et que c’était dangereux. Elle s’inquiétait donc pour moi ?
Elle fouilla un peu dans le placard de métal pour en ressortir une boite blanche avec une croix rouge. Une boîte de soin ? Pour moi ?
Je ne savais pourquoi mais mon cœur se réchauffa et semblait bien plus fort et léger. J’avais comme l’impression que l’on m’avait installer des ressorts dans ce muscle cardiaque. Sans que ne puisse rien faire, mes zygomatiques fonctionnèrent pour étirer mes lèvres vers le haut. Je souriais, et ce n’était pas un sourire fade et forcé. Non, c’était un vrai sourire cette fois.
Je me repris d’un coup, mettant ma main devant ma bouche pour masquer ce bonheur face à un simple boite de pharmacie. La jeune fille revint vers moi alors que je me forçais a restreindre mes muscles a baissé d’un ton et de faire un sourire poli.
Le bonheur d’un hybride ne fait pas celui des humains. Seul la politesse les flatte.
La demoiselle me tendis la boite. Oui, je ne voulais pas qu’elle me touche et qu’elle risque de ce tacher ou de comprendre que la texture de ma peau n’était pas humaine.
Malgré mon apparence, elle m’aidait. Je ne voulais surtout pas l’effrayer. J’avançais doucement mes mains pour attraper la boîte salvatrice sans émettre le moindre bruit. J’avais comme le pressentiment qu’un infime bruit détruirait ce moment de paix et que la guerre entre hybride et humain reviendrait dans cette pièce.
-Merci.
Je l’avais dit poliment, calmement, un sourire collé aux lèvres. Néanmoins, le vrai sourire revint à la charge, étirant plus durement ma bouche et dévoilant mes dents pointues.
Détournant la tête, je plongeais mon regard dans les bandages et l’alcool a 90°, honteux. Je posais doucement l’objet et sortis religieusement quatre bandages et la bouteille en plastique opaque.
J’enlevais le bouchon de la bouteille puis chercha un évier du regard. J’en vis un petit, perdu dans l’immense surface du mur opposé. Je me levais, prenant dans mes mains deux des bandages et la bouteille antiseptique. Je postais devant le bac blanc, et posa les rouleaux de tissus a porté de main. Je me retournais pour aller chercher le couteau quand la présence de la jeune fille s’imposa dans mon esprit. Je ne pouvais pas faire ça devant quelqu’un ! Tant pis, je le ferait dehors après l’avoir remercié.
Je voulu de nouveau me retourner pour voir où été la jeune fille mais je ne voulais pas l’inviter a voir le massacre. Plaçant la bouteille ouverte dans ma bouche, je plaçais mes bras en parallèle, prêt a recevoir le feu de l’alcool. Je versais d’un coup tous le contenu qui brula ma peau, me fit venir les larmes aux yeux alors que je retenais tous cris. Me courbant lentement sur moi même, je plaçais mes avant bras entre mes cuisses et mon ventre, les compressant dans un étau chaud qui semblait atténuer la douleur par un autre plus violente. Je me mordis durement la lèvre inférieure. Je n’osais pas regarder la jeune fille, car je savais qu’elle ne verrait qu’un regard pitoyable et suppliant venant de moi. Et je ne voulais surtout pas la décevoir par ma faiblesse. Je devais être silencieux, présentable et poli. Bon, présentable on repassera, mais au moins silencieux.
Ma tête tournait, me menant dans un état amorphe pour quelques instants, seul le bruit des enfants et de pas résonnaient dans les couloirs. Des pas ? Zut!!!
Tout me revint a la figure, j'étais dans un piscine interdit au gens comme moi, en sang avec un couteau. Mon stress commençait a déverser son adrénaline dans mes veines pour me faire tourner la tête. Je sentais mon pouls dans mes tempes a cause de ma perte de sang.
J'allais rapidement vers la jeune fille pour lui tendre la main, l'invitant a me suivre. Et empli d'une impertinence sans nom, j'osais dire:
-Partons d'ici.

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Ai Enigma
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MessageSujet: Re: Comment ça, c'est pas normal ?   Sam 27 Avr - 7:06

L'hybride prit les bandages et la bouteille d'alcool avant de se diriger vers l'évier le plus proche. Il se retourna avant de verser la totalité du contenu de la bouteille d'alcool sur les bras, la tenant avec les dents. Je n'avais pas bougé. Alors que l'amphibien se pliait en deux sous l'effet de la douleur causée par l'alcool sur ses plaies, je ramassai mon carnet taché de sang et le fermai sans bruit avant de le remettre dans ma poche, en compagnie du stylo presque vide que j'avais utilisé. Je tâchai de me lever lorsqu'une évidence me frappa de plein fouet.
Il était vrai que je ne le connaissais pas, pas plus qu'il ne me connaissais, et ce malgré mes flous souvenirs d'une discussion curieuse. Mais malgré l'imprécision de cette chronique je pense pouvoir être certaine qu'il était... différent.
Tout ce que j'avais vécu semblait indéniablement être un rêve que je m'étais inventée durant toutes les années de ma vie. Mais ce rêve, ce rêve avait-il vraiment pris fin ? M'étais réellement réveillée dans LA réalité, ou bien était-ce juste un autre rêve, peut-être plus proche de LA réalité, mais toujours plus crème que celle-ci ?
En bref, n'étais-je pas toujours en train de rêver ?

Un brouhaha confus se fit lentement entendre, de plus en plus fort, le tout couvert par une voix qui se voulait autoritaire. Des cris d'enfants excités me sortirent momentanément de mon questionnement intérieur. Un groupe d'enfants, sans doute scolaire, venait d'entrer dans la piscine municipale et se dirigeait indéniablement vers les vestiaires. La place était couverte de sang, et j'étais assise au milieu de ce chaos, tandis que l'hybride finissait de nettoyer ses plaies dans un lavabo. Sans compter un casier & des carreaux brisés, ainsi que l'extincteur au milieu de la place. L'Axolotl sembla porter lui aussi attention au chahut que causait cette classe. Je ne bougeai pas. Après tout, j'étais encore entrain de rêver. Un jour, je me réveillerai de mon rêve, mais je rêverai encore, et ainsi de suite jusqu'à ce que j'atteigne LA réalité. Autant dire qu'elle était inaccessible et que de toute façon, ce n'était pas une classe de marmots qui allait y changer quelque chose.
- Partons d'ici.
L'hybride venait de réagir. Il s'était approché de moi m'invitait à me suivre en me tendant la main. Il n'était pas du même avis. J'eus un demi-sourire. Après tout, que je reste ici ou que je m'en aille ne changera rien.
J'attrapai sa main et frissonai au contact étrange de sa peau humide ayant une texture de gelée à la fraise. Je me relevai, ma main manquant de glisser de la sienne, que je remarquai être palmée, et le suivis jusqu'à une fenêtre.
Je le trouvai pressé, presque angoissé par l'arrivée de ces gens. Un peu comme la réaction qu'il avait eue face à moi.
Ne se rendait-il pas compte que nous étions dans un rêve immense ?
Nous voulûmes sortir par l'embrasure de la minuscule fenêtre, qui s'avéra impossible à ouvrir. Le brouhaha s'intensifiait considérablement, aussi parcourus-je rapidement l'endroit des yeux. J'avisai une porte dans le fond, une porte fondue dans le mur sur laquelle était écrit "PERSONNEL ONLY". Je claquai ma langue afin d'attirer l'attention de l'hybride, lui montrai la porte et me dirigeai vers elle en trottinant au moment où j'entendis un énorme cri de stupeur, suivi par un concert d'autres cris. La porte était ouverte, heureusement, et débouchai sur un genre de débarras où étaient rangés le matériel d'entretien de la piscine. C'était apparemment un placard à deux sorties, mais la seconde porte était verrouillée. Je soupirai légèrement, mais face au bruit ambiant de la panique générale je ne faisais pas le poids.

... Bien sûr que non, il ne s'en rendait pas compte. Ce rêve semblait tout à fait réel, et puis quoi, il faisait partie de mon rêve, donc il ne se rendait pas compte que c'était un rêve...
Je pourrais tourner en rond, comme ça. Je rêve mais je ne rêve pas, je rêve que je rêve que je rêve, donc quand je me réveille je rêve toujours. Et comme c'est mon rêve, les gens font partie de mon rêve et ils ne savent pas que c'est un rêve.
Je dois être folle. Je suis sans doute complètement timbrée. Je l'ai même toujours été, si ça se trouve.
Il y avait du rouge, du blanc et du noir. Le doute, et une cacophonie d'enfer.
Je chutai, dans tous les sens du terme. J'étais incapable de donner la vérité, car la frontière entre la vérité et l'imagination est ténue. Beaucoup trop floue à mon goût. Il y avait longtemps que je l'avais perdue.
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Comment ça, c'est pas normal ?

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