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 Deux ombres familières... [Pv Ikuto]

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MessageSujet: Deux ombres familières... [Pv Ikuto]   Ven 15 Juin - 7:58

Le calme est parfois salvateur pour un esprit occupé...

La botte de moto crissa doucement sur la pierre brisée à en devenir du graver. Ici, le sol en était recouvert, morceaux rebelles enfuis des blocs massifs qui jonchaient la zones comme des enfants rebelles trop vite partit du cocon familiale - note à son ego, éviter la sur-identification - ou une armée de pion, avant-garde lilliputienne avant l'arrivée des massez cyclopéenne.

Les ruines s'étendaient sur une large zone, dessinant vaguement les plans d'une immense bâtisse autrefois majestueuse. Entre les murs à demi-effondrés et les colonnes brisées une ombre se faufilait, glissant d'un couvert à l'autre sans le vouloir, dissimulée sans pour autant se cacher. Au détour d'un virage, le soleil levant frappa la silhouette de ténèbres. Un éclat flamboyant tranchant dans les couleurs fade de l'aurore. Ici, tout paraissait peint de nuance de gris, l'herbe d'un Emeraude délavé jaillissait d'entre les blocs d'un blanc cassé en touffe triste, les rare fleurs aux couleurs suffisamment voyante semblait diluer dans ce monde de pénombre.

Dans ce jour qui s'ignorait encore, la nuit ne lâchait les couleurs qui, le soir précèdent, avait si durement acquit à la lumière de son astre argenté dont le croissant moqueur traçais dans le ciel d'un gris bleuté un sourire qui disparaissait lentement à mesure que l'horizon reprenais des couleurs. Sur cette ligne lointaine, si le disque de lumière n'avais encore fait son apparition - et pourtant je suis levé non ? Hum, voir note faites pour l'ego - des ondes de lumière rosée coloraient lentement le ciel d'un azur profond, chassant les ténèbres de la nuit et la grisaille de l'aube.

Dimitri aimait le levé du soleil.
C'était inexplicable mais, il aimait regarder le velours piqueté de diamants qu'était la nuit, être lentement recouvert, couche après couche par l'encre bleue du ciel, voir les tâches d'encre qui dissimulent la lune, devenir la journée les masses cotonneuses qui livrent la pluie et sont au soleil des paravents de pudeur quand lui prend l'envie de changer de rayon.

Le jeune russe haussa un sourcil a cette idée, puis, avec un second haussement ; d'épaule cette fois, il releva le flash d'alcool et le finit cul sec. La vodka ne lui remit pas plus la gorge en place que les idées. Avec un soupire de plaisir le jeune homme envoya la bouteille de verre s'exploser contre une colonne, projetant sur une petite zone les éclats de verre tranchants. Dangereux ? Oui surement, si un couple d'amoureux épris venais poser ses fesses là ils auraient des surprises mais bon... qui s'en souciait après tout ?

Pas notre Dimi vous l'aurez deviné !


Ce dernier avança d'un pas sûr, si la dilatation anormale de ses pupilles - même pour la pénombre matinale - mettais la puce à l'oreille quant au taux de sang dans son alcool, il semblait toutefois encore capable de se mouvoir avec un certain équilibre et une précision qui, si elle n'était pas intacte, restait relativement satisfaisante.
Quant à savoir ce que cette jeune racaille alcoolique - exagération minime, il ne l'était que ponctuellement - faisait dans ces ruines, cela était une bonne question et étant donné les regards qu'il jetait sur l'endroit il se la posait au moins autant que vous, croyez-moi !

Mais la majesté des lieux apaisait étrangement notre buveur pas vraiment anonyme et s'il ne dessaoulait pas pour autant, Dimitri restait calme dans les restes minéraux de ce qui fut la demeure d'un dieu - enfin si jeter des bouteilles de verre vide entre dans la catégorie « calme ».

Enfin, malgré tout, la fascination des lieux et son amour de l'aube ne tins pas longtemps quand la fatigue se pointa. Loin d'être créé par le taux d'alcoolémie du jeune homme - non, il n'avait pas assez d'argent pour se mettre dans ce genre d'état - les dernières nuits, passées sur sa moto pour arriver ici, semblaient toutes vouloir reprendre leur dus d'un seul coup.

Sentant ses paupières faire des vas et viens sur ses yeux fatigués, Dimitri s'appuya sur ce qui avait été la statue d'un puissant guerrier. Si ce n'est que le colosse avait perdu, dans les affres du temps, l'un de ses bras et sa tête. Son chef reposant quelque mettre plus loin, rongé par l'intempérie le visage ne restait qu'un masque fondu à peine reconnaissable.

Mais la perte du patrimoine due au temps n'intéressait pas plus le rouquin que la reproduction estivale des crevettes roses à strie blanche de Corée du nord - et quand une chose ne nous intéresse pas plus que la reproduction en été d'un animal qui n'existe pas... on peut dire avec une certaine certitude que la chose en question est très, très... très bas dans notre liste de préoccupation.

Le blouson de motard, d'un bleu nuit, crissa contre la pierre tandis que le jeune homme passait de la position debout à la position assise, ses pieds glissant lentement sur les dalles poussiéreuses, s'écartant du mur tandis que son fessier agréablement moulé dans un jean noir se rapprochais du sol doucement. Un instant avant qu'il ne le touche, les mains du jeune homme, protégées par le cuir de leurs gants, époussetèrent le sol, envoyant plus loin les graviers. Après tout, il faut s'occuper avec rigueur de ce derrière-là !

Une fois assit, il rabattit du bout des doigts une mèche d'un roux brillant qui était tombée devant la glace troublée d'alcool de son regard - l'Oréal, parce que... je bois Smirnoff ! - puis il poussa un profond soupir de soulagement, heureux d'être enfin posé. Ce lieu était étrangement reposant, on sentait presque l'emprunte du souvenir ici et l'esprit embrumé du roux recréait sans le vouloir le temple dans son esprit, superposant cette image du passé à son regard, comme s'il avait brusquement réveillé des souvenirs endormis.

Des visions d'un passé créé de toute pièce par la vodka présente dans son organisme - mais qui malgré tout émerveillait comme un petit garçon l'homme de presque vingt ans. Malgré sa fascination, toutefois, sa position assise, les nuits blanches et les quelques grammes qu'il trimballait depuis la veille avait lentement raison de sa vaine résistance.

Deux fins voiles de chaires tombèrent sur les prunelles de saphir, ne se relevant pas cette fois, les ténèbres se refermèrent sur le jeune homme tandis que sa tête penchait sur le côté, s'appuyant sur un pied de la statue.

Chose amusante, en le regardant, ainsi, blottit dans son blouson, appuyé sous la protection bienveillante du guerrier sans tête, il ressemblait plus à un fugueur qu'à un pauvre clodo alcoolique. Car c'était bien ce à quoi il s'attendait - dans l'étincelle de lucidité qui brillait encore en lui - à ressembler dans son état et sa position. Bien qu'il soit rare que les sans-abris voyage sur des Ducati orange vif tigré de noir. Le poing se crispa, puis se décrispa, remuant une dernière fois, le rouquin appela un nom incompréhensible avant de sombrer dans les bras si accueillant de Morphée. Les doigts roses de l'aurore laissant, à l'horizon, l'astre apparaitre.

Dimitri n'avais pas entendu les autres pas crisser dans les ruines.
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MessageSujet: Re: Deux ombres familières... [Pv Ikuto]   Ven 15 Juin - 8:57

J’adore quand on dépucèle les lieux Diimiichou ~

« La naissance et la mort ne sont pas des évènements que je peux dire à la première personne. Je ne peux pas dire " je nais" ou " je meurs". Ce que je peux vivre, c'est la naissance et la mort des autres »

Voilà ce que notre jeune pensa quand il quitta l’entrée du cimetière pour s’engouffrer dans le bois tout près. A la vue de toutes ces tombes, il se posaient des questions philosophiques sur le temps et le fait d’exister. D’être. Sommes nous vraiment maître de ce que nous faisons ? L’homme sera-t-il un jour capable de contrôler le temps à un degrés supérieur que faire fonctionner les aiguilles d’une horloge ? C’est Bergson, il semble qui avait émi l’idée qu’on ne mesure pas réellement le temps mais l’espace parcourus dans ce temps. Que l’homme aime donner des sens à tout et que c’est pour cela que la science vit le jour. N’est-il pas si pertinent que de penser cela ?

Ikuto, les mains, toujours dans les poches de son jean bleu marine, s’enfonce toujours un peu plus dans la fôret. C’est une partie de la ville qu’il n’avait… Ca fait pas partis de la ville. Une ville qu’il n’avait même pas parcourus, de long en larges, de travers. Non. Il avait seulement cueillis une fleur sauvage pour la poser près de la porte du cimetière. Pour une personne inconnue. Car l’on a tous rencontré une personne inconnue qui est peut être morte et que… L’homme ne savait pas quoi faire de sa fleur. La jeter près d’une route aurait été une atteinte à sa vie si courte et il fallait donc la poser dans un lieu où les passants peuvent l’admirer. Et partir dans un endroit qui l’apaisait. Cette fôret donc, assez dense malgré l’agglomération tout près, offrait une bulle végétale assez particulière et agréable.

Oh. Et est-il nécessaire de préciser que notre monsieur Tamaku avait décidé de faire cette expédition avant le levé du jour pour trouver un arbre ou une colline assez haute pour lui offrir la naissance d’un matin tout aussi éphémère que la vie d’une fleur ? Il semble que oui. Puisque je viens de le faire. Pour reprendre, car je me suis un peu égaré, Ikuto est en pleine marche dans un sentier à peine tracé. Il ne connaît pas encore ces lieux mais compte bien les mettre sur sa liste pas encore existante, des lieux qu’il sait sur le bout des doigts. Le silence est maitre en ces lieux et ne c’est guère pour lui déplaire. Les oiseaux dorment encore, peut être est-ce le cas pour le reste de la faunes ici. Toujours tout droit, en regardant un peu partout, aussi bien devant lui que dans ses pensées, son histoire, sons passé, il se dit que s’installer ici n’était pas une si mauvaise idée. Certes, il y’a encore des hybrides mais ou n’en aurait-il pas de nos jours ? Et alors que l’image de son père allait re paraître dans son esprit, il est en dehors de la fôret pour s’introduire… Dans un lieu étrange.

Un temple ? Des ruines ? Un site archéologique peut être ? Peut importe que cela puisse être, cela avait évité qu’il sombre dans des pensées négatives qui lui auraient gâchées la journée. Il s'intéressa beaucoup à ces lieux. Il s’y voyait déjà perché sur le tronc d’une colonne, avec son violon, sous les rayons d’un astre attentif, qu’il soit lunaire ou solaire.

    « Hého. » Murmura-t-il.

Il n’avait pas l’ambition d’y trouver un autre âme humain mais il voulait entendre sa voix dans cet endroit. Son raisonnement et puis aussi par ce qu’il n’avait piper mots depuis son départ de la ville. Soit la veille. Ikuto sauta sur des marches, faisant ainsi crisser les graviers et manqua aussi de tomber sous ses pierres qui roulent. Mais il se rattrapa de justesse à l’aide d’une colonne presque intacte. Baissant les yeux à ses pieds, outre les pierres amoncelées à son socle, il vit du verre. Ce n’est pas très étonnant, si on compte la population de délinquant grimpante depuis ces dernières années et le lieux non sécurisé à une certaine distance de toutes populations. Seulement, Iku remarqua que le liquide contenu dans la flasque n’était pas encore sec, évaporé, disparu. Cela fut fait il y a peu, donc. Mais pourtant, aucun bruit dans les parages.

C’est donc avec plus de discrétion et de prudence qu’il s’aventura dans ces ruines. Il en fit le tour et ralentit quand il vit une moto orange tigrée. Une seule ? Un motard qui se serait trompé avec le parcours quad ? Peu probable. Ce genre d’individu savent quoi faire avec leur engins. ( j’ai eu une pensée étrange en écrivant ça °o°).

    « Évidemment, il fallait qu’on me tiennes compagnie » Se fait-il réflexion.

Avançant encore un peu, il trouva le propriétaire de la moto. Un homme. Costaud, vraiment, roux. Ses cheveux lui rappelaient brièvement quelqu’un mais il ne su pas dire qui, quand et encore moins ou. Il se trompait souvent. A pas brefs, il finis par se détendre. L’individu dormait. Profondément, certainement. Il s’accroupit à coté du corps qu’il examina. Cette moto, il l’avait vu traverser la rue principale de Kichi Town à vive allure. Un passant ? un voyageur ? Un alcoolique ? Cette dernière pensée lui traversa l’esprit quand il sentit l’odeur de la vodka près de son visage. Pourtant, il n’avait guère l’allure de ce genre de personne, dépendante de tels breuvages. Il était propre sur lui, autant que l’on puisse l’étre en étant sur une moto et dormant dans la poussière.

    « C’est donc toi qui pourris l'endroit. J'ai faillis me faire mal. » Constate-t-il.

L’utilisation du ‘tu’ est par réflexe. En plus il dort et ne l’entendrait surement pas. Alors, pour ne pas s’attarder, il se redressa. Un peu trop vite, dirons-nous car son pied prit un mauvais appuies sur ce sol parsemé de gravier et il tomba sur les fesses, en bas des quelques marches. Bien sur, cette chute ne fut pas très longue, mais assez sonore. Notre jeune homme grogna de ne pas avoir fait plus attention. Le bruit réveilla les oiseaux, qui s’envolèrent des arbres près d’eux. Et l’homme se redressa. Les rayons de lumières, lui indiquant alors qu’il se baladait depuis un certains moment, frappèrent la chevelure rousse de l’individu. Et merde, il le réveilla. Et il était toujours les fesses dans la poussière.


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MessageSujet: Re: Deux ombres familières... [Pv Ikuto]   Ven 15 Juin - 23:40

Une paupière se souleva lentement, découvrant aux lueurs du soleil levant un saphir encore pleine de sommeil.

Une voix et quelques autres bruits, avaient tiré le rouquin hors du sommeil salvateur dans lequel il s'était plongé quelques instants plus tôt. Il émergea de ce repos - pourtant bien mérité - comme on émerge d'une mer de plomb, couche après couche, englué dans une gangue qui étouffait autant ses sensations que ses réflexions. La première qui lui vint à l'esprit illustrant parfaitement cet exemple : Sous cette tignasse flamboyante, Dimitri se demanda s'il avait dormit une journée entière pour que l'aube se lève à son réveil.

Evidemment, la fatigue qui emplissait encore son corps - accompagné d'une alcoolémie bien présente - et l'absence notable de courbature lui fit bien vite réfuter cette idée qu'il n'aurait même jamais eut dans un état normal... bien loin du second, il se trouvait sans doute au troisième stade dans le cas présent - se ce n'est pire encore.

Inutile de dire alors que si la voix qu'il avait entendue avait réveillé une partie isolée de son cerveau, le reste ne l'écouta pas un instant, se concentrant sur la voix des sens et plus encore sur le murmure vicieux de la vodka. Relevant ses prunelles azurées le jeune homme aperçus, au bas des marches gravillonneuses, une forme, une ombre... une silhouette - oui, il la fatigue et l'abus d'alcool sont des ralentisseurs notoires de l'esprit d'analyse dimitiesque - surmonté de ce qui semblait être une touffe de cheveux bleus mais, a cette distance, ses pupilles dilatées par l'alcool et le sommeil rendant aveuglante la lumière naissant à l'horizon, il était difficile de dire qui était le jeune homme.
Une question traversa l'esprit du roux : comment savait-il que c'était un mâle ?

Oui, car à cet instant la Mémoire de Dimi, encore déconnectée du reste, expliquait avec une Patience agacée au reste du cerveau embrumé par l'alcool que la dite silhouette n'était pas inconnue de leurs services et qu'elle pouvait mettre un nom dessus. Toutefois, la Conscience semblait roupiller sur la table, secouée vainement par les Hormones qui lui expliquaient doucement, a demi étouffés par la Vodka - qui, c'est bien connu, travaille avec le KGB pour dissimuler certaines informations capitales - que l'ombre bleuté appartenais à une proie sexuelle potentielle et donc : à un garçon.

Une fois que tous ces mécanismes se furent mis en place Dimitri entrepris de mettre en marche ceux de ses jambes, ignorant royalement son sens de l'équilibre qui, inquiet, lui conseillait de rester assis. Grand bien lui en aurait pris, car à peine relevé, il faillit s'effondrer sur le réveil biologique. Ses jambes rendue cotonneuses par la famille et son oreille interne au moins aussi ivre que lui - si ce n'est plus - ayant brusquement décidé que se lever et tenir debout ne nécessitait en rien leur participation.

Fermant les yeux un instant le Russe s'appuya contre une colonne quelques secondes, laissant au monde le temps de faire trois ou quatre tours et de se calmer. Quand l'horizon eut cessé d'osciller il s'avança vers le jeune homme d'une démarche qui aurait presque pu le faire passer pour sobre si ce ne sont les deux dernières marches qu'il sembla totalement oublier, manqua une nouvelle fois de faire un face à face avec le sol poussiéreux.

Prenant une grande inspiration pour se donner une contenance - et après tout on contient beaucoup plus quand on a les poumons pleins... non ? - il fit face au jeune homme encore assit, le dominant de sa haute taille. Il ne devait être pour son vis-à-vis qu'une grande ombre noire a forme humaine car, sa propre ombre le recouvrant, il comprit qu'il faisait dos au soleil levant. Détournant un instant le regard du jeune homme il regarda le disque d'or à demi apparut, teintant les cieux d'un bleu pâle tandis qu'une petite brise matinale faisait crisser les feuilles des arbres alentour et soulevait dans les ruines un nuage de poussière.

Puis il se retourna vers celui qui l'avait réveillé.
Etrangement, Dimitri n'était pas énervé par cela - oui, étrange, c'est le mot - il avait l'impression de ne pas devoir se fâcher face à la personne face à lui. C'était un souvenir... lointain et brumeux - l'alcool causant sans aucun doute la brume - qu'il était incapable de préciser, comme du sable entre ses doigts, il sentait les souvenirs lui échapper, mais ce jeune homme lui disait quelque chose et ça, c'était indéniable.

Le Russe sortit alors une phrase d'une poésie divine, dont les sonorités mélodieuses s'accordaient parfaitement avec le lever de soleil dans son dos, comme un cowboy qui s'adresserait à sa dulcinée - bon, à la sauce Brokeback Mountain - d'une voix grave et virile, le regard profond, les lèvres tentatrices, le torse bombé...

« Hey... on s'est pas déjà vu quelque part ? »

... Et une haleine parfum vodka.
Que du bonheur en perspective ! Enfin bon, si cette entrée en matière était une technique de drague démodée depuis que la pomme avait été croquée, dans le cas présent et dans son utilisation au premier degré et non pas celle d'un bauf se prenant pour Casanova, elle semblait plutôt appropriée. Du moins, c'était la seul que les neurones bourrés du roux avez trouvée - quelques-uns avaient proposé de chanter « Mon légionnaire » version Dubstep, mais la Raison les en avait détournés... expliquant qu'on ne pouvait pas chanter de la musique électronique. Seul le Ridicule vota donc pour cette solution qui fut donc refusée par le conseil de la Parole, ordonnant à cette dernière de s'informer sur les précédents rapports visuels entretenus avec le vis-à-vis.
Sur ce la Mémoire s'exclama :
Et encore, s'ils n'avaient été que visuels !

Inutile de dire que la dite exclamation avait titillée Curiosité qui décida de convier Impatience dans l'attente de la réponse via l'ouïe. Et si Doute pensait que la Mémoire se trompait sans aucun lui, personne n'écouta ce vieux Raba joie, préférant attendre avec Impatience et Curiosité le dénouement de cette histoire, mémoire fouillant dans ses archives dérangée par l'Alcool - et censurer par le KGB, si si ! - espérant trouver d'autres indices entre temps.

Tout ce beau petit monde était donc suspendu à la paire de lèvres - assez attirantes soit-dit en passant - du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Deux ombres familières... [Pv Ikuto]   Ven 29 Juin - 12:37

C'est cours, pas top et... j'ai mis du temps. Mais y'a des trucs à répondre hein ? éè

Les rayons de lumières, lui indiquant alors qu’il se baladait depuis un certains moment, frappèrent la chevelure rousse de l’individu. Et merde, il le réveilla. Et il était toujours les fesses dans la poussière. Une quinte de toux vint l’assaillir et lui demanda alors plus de temps que prévu pour se relever. La lumière ne fit pas son travail. Ikuto aurait voulu avoir un contact visuel sur son vis-à-vis mais le soleil dans son dos, il n’était pour lui qu’une immense masse sombre et assez effrayante. Sur le haut, des reflets roux l’assaillent alors qu’ils avancent. Dans son esprit, il ne s’inquiétait pas. Si cet homme était énervé par le fait de s’être fait réveillé, cela se serait vu plus rapidement dans son comportement. Il aurait juré, grogné, voire même, lui aurait-il sauté dessus, tel un fauve, un renard sur son lapin de dîner ?

Et bien qu’il ne puis voir son interlocuteur, il entendit très bien sa voix. Une voix qui lui fit naître un frisson jusqu’au bat de son échine. Parfois, les souvenirs remontent à l’aide d’une image, d’un contact, d’une odeur ou même une voix. Dans sa tête, la première rencontre revînt à l’esprit de notre Ikuto. Bien que ce ne fut pas la seule, c’est la première qui l’a marqué. Torturé dirons-nous ? Ne vous rappelez vous pas d’une recherche rare d’un ouvrage ? D’un homme dans une bibliothèque ? Une table et une salle vide ? Et un départ sans prémices d’annonce ? Non ? Mais lui oui. Et au fur et à mesure que sa mémoire défile, il se rappelle du toit, de sa rencontre, bien plus civilisée, bien plus calme, qui finie dans sa chambre. Sa chambre.

    «  Deux fois, par le passé. »

Une réponse soufflée entre deux souvenirs. Et un petit sourire. Il n’avait plus rien du lapin qui voulait échapper à la chaleur de sa langue. Sans aide demandée, Ikuto finis par se relevé et s’épousseter correctement, prenant appuis sur une marche écaillée par l’âge pour s’occuper du bas de son jean. Ils étaient adultes tout deux non ? Ikuto ne devait avoir, logiquement, rien à craindre. Il ne devait plus sauter sur les hommes à tout bout de champs histoire de tirer un coup, normalement. C’est en partant sur cette base que notre Iku téméraire relève les yeux vers celui qui porte le nom de Dimitri. Un nom qui lui fut difficile à savoir mais pour finir.

Le sourire aux lèvres, toujours, il fit ce qu’il sait faire le mieux. Être le plus rusé. Et pour une fois, face à lui, il a le dessus.

Fouillant dans sa poche en jean, il trouva son téléphone, fort heureusement intact. Il y fouilla quelques minutes. Oui. Vous avez deviné, il a gardé le numéro que cet homme lui avait enregistré. Oui. Et non. Il ne sait pas pourquoi. Un toc de tout garder pour des «  au cas où » ; « on ne sait jamais » ? Donc, fouillant, il trouva ce qu’il cherchait. Un numéro, bien au fond. La touche verte enfoncée, il fut soulagé d’entendre une sonnerie dans les sombres tréfonds du fauve. Une coïncidence ou son plan avait-il fonctionné ? Aussi, il pouvait être supposé que ce Dimitri avait effacé le lapin.

    « Un ami ?  »

Refermant son appareil, Ikuto allât s’assoir sur un pilier massif mais en ruine, fixant son regard dans la forêt d’où il était venu. Il y’a des jours comme ceux-ci où il est légitime de se demander si il n’aurait pas mieux fallu rester au lieu à la place de fouler un passé poussiéreux.
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